Pedro Léon, la blague pas drôle

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Pedro Léon, la blague pas drôle
Pedro Léon, la blague pas drôle

Interdit de jouer par la LFP, squeezé par son propre président, rendu muet par le syndicat des joueurs, Pedro Léon voit "enfin le bout du tunnel". Après une période de quatre mois sans jouer, le Madrilène est de retour dans l'escouade de Getafe.Vendredi 5 décembre, à la 59e minute du match de Coupe du Roi entre Getafe et Eibar, le quatrième arbitre arrête le jeu et permet le changement entre Fredy Hinestroza Aria et Pedro Léon. Dans la foulée, le joueur formé au Real Madrid offre deux passes décisives à Sarabia. Un débordement côté droit, une percée plein axe suivie d'un centre en retrait et revoilà le banni de Liga avec le sourire. Cette demi-heure de jeu, ponctuée de deux caviars, est une belle revanche pour Pedro Léon. Après être resté pendant plus de quatre mois sans prendre part à une rencontre, à se coltiner des entraînements sans en voir la finalité, il a rejoué. Cette situation rocambolesque ne doit rien aux blessures ou aux choix de son entraîneur, le Roumain Cosmin Contra. Pour trouver des explications à la mise au ban du meilleur joueur de Getafe, il faut se tourner vers les bureaux de la LFP espagnole, du président du club, Angel Torres, du syndicat des joueurs professionnels et des avocats du joueur. Aujourd'hui, l'intéressé souffle : "Je ne voyais pas le bout du tunnel mais désormais, par chance, il s'est terminé". Enfin, pas tout à fait...
Guerre de chiffres, victime collatérale
La genèse de cette situation remonte à la fin de saison dernière. La Ligue de football professionnel espagnole décide d'en finir avec la gestion cataclysmique des clubs de l'élite. L'une des mesures phares de ce plan est de réduire les dettes des pensionnaires de Première Division avec le fisc local, une autre est d'encadrer la masse salariale de ces clubs. Getafe, sauvé in extremis à la dernière journée, veut donc se séparer de son plus gros salaire. Avec ses deux à trois millions d'euros annuels, Pedro Léon est l'élu : il doit plier les gaules. Des offres de cinq millions d'euros du FC Séville et de l'Eintracht Francfort arrivent bien sur la table, mais les montants ne plaisent pas à Angel Torres. C'est huit millions d'euros ou nada – la moitié du transfert doit de toute manière être reversée au Real Madrid, ancien club du joueur. Arrive le 31 juillet, et le schmilblick n'avance pas d'un iota. Par miracle, les comptes du club de la banlieue sud de la capitale vis-à-vis de l'Hacienda sont validés par la LFP. La fin du tracas fiscal, le début du cauchemar pour Pedro Léon.

Le certificat du fisc accepté par la Ligue, reste désormais à inscrire les joueurs en Liga. Là encore, Getafe doit voir sa liste validée par le contrôle...



Vendredi 5 décembre, à la 59e minute du match de Coupe du Roi entre Getafe et Eibar, le quatrième arbitre arrête le jeu et permet le changement entre Fredy Hinestroza Aria et Pedro Léon. Dans la foulée, le joueur formé au Real Madrid offre deux passes décisives à Sarabia. Un débordement côté droit, une percée plein axe suivie d'un centre en retrait et revoilà le banni de Liga avec le sourire. Cette demi-heure de jeu, ponctuée de deux caviars, est une belle revanche pour Pedro Léon. Après être resté pendant plus de quatre mois sans prendre part à une rencontre, à se coltiner des entraînements sans en voir la finalité, il a rejoué. Cette situation rocambolesque ne doit rien aux blessures ou aux choix de son entraîneur, le Roumain Cosmin Contra. Pour trouver des explications à la mise au ban du meilleur joueur de Getafe, il faut se tourner vers les bureaux de la LFP espagnole, du président du club, Angel Torres, du syndicat des joueurs professionnels et des avocats du joueur. Aujourd'hui, l'intéressé souffle : "Je ne voyais pas le bout du tunnel mais désormais, par chance, il s'est terminé". Enfin, pas tout à fait...
Guerre de chiffres, victime collatérale
La genèse de cette situation remonte à la fin de saison dernière. La Ligue de football professionnel espagnole décide d'en finir avec la gestion cataclysmique des clubs de l'élite. L'une des mesures phares de ce plan est de réduire les dettes des pensionnaires de Première Division avec le fisc local, une autre est d'encadrer la masse salariale de ces clubs. Getafe, sauvé in extremis à la dernière journée, veut donc se séparer de son plus gros salaire. Avec ses deux à trois millions d'euros annuels, Pedro Léon est l'élu : il doit plier les gaules. Des offres de cinq millions d'euros du FC Séville et de l'Eintracht Francfort arrivent bien sur la table, mais les montants ne plaisent pas à Angel Torres. C'est huit millions d'euros ou nada – la moitié du transfert doit de toute manière être reversée au Real Madrid, ancien club du joueur. Arrive le 31 juillet, et le schmilblick n'avance pas d'un iota. Par miracle, les comptes du club de la banlieue sud de la capitale vis-à-vis de l'Hacienda sont validés par la LFP. La fin du tracas fiscal, le début du cauchemar pour Pedro Léon.

Le certificat du fisc accepté par la Ligue, reste désormais à inscrire les joueurs en Liga. Là encore, Getafe doit voir sa liste validée par le contrôle...




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