Pédophilie : victimes de prêtres, unissez-vous !

le , mis à jour à 08:30
0
Pédophilie : victimes de prêtres, unissez-vous !
Pédophilie : victimes de prêtres, unissez-vous !

La parole libérée, collectif fédérant des victimes de prêtres pédophiles, vient de lancer sur son site Internet* un outil inédit permettant de mettre en relation des proies d’un même prédateur.

 

Ces derniers mois, cette association a mis au grand jour plusieurs scandales d’abus sexuels commis par des membres du clergé en France et qui ont, en particulier, éclaboussé le diocèse de Lyon. Concrètement, grâce à ce nouveau dispositif informatique, toute personne abusée peut, depuis son ordinateur, entrer dans un formulaire son adresse mail, le nom et le prénom de son abuseur, l’âge de celui-ci au moment des faits, le lieu de l’agression…

 

«Le but n'est pas de se substituer à l’enquête de police ou à la justice »

Franck, webmaster du site

 

Dès l’envoi des informations « strictement confidentielles », le webmaster de la Parole libérée les réceptionne « dans une base de données sécurisées qui n’est pas en ligne ». Si un autre signalement correspond à celui qui vient d’être adressé, les victimes sont alertées et peuvent, « en toute liberté », envisager une prise de contact. Franck, le webmaster bénévole qui a développé cette fonction, est parti d’un constat. « Les victimes se sentent isolées et n’osent pas parler, persuadées qu’elles ne seront pas crues parce qu’elles sont seules », observe cet expert pour qui « l’union fait la force ». Selon lui, il ne s’agit nullement « de se substituer à l’enquête de police ou à la justice ». « Notre premier objectif, c’est de permettre à des victimes esseulées de parler entre elles car on sait que les discussions sont parfois salvatrices, mais aussi d’apporter un début de soulagement. Après, elles font ce qu’elles veulent. Si elles décident d’un recours en justice, ce n’est pas de notre ressort », insiste-t-il. Lui seul traite les dossiers afin d’éviter les fuites.

 

Pas moins de 86 ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant