Pearson publie un CA meilleur que prévu

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par Paul Sandle et Anjuli Davies

LONDRES (Reuters) - L'action Pearson affichait une hausse de plus de 5,5% à une demi-heure de la clôture de la Bourse de Londres après que l'éditeur britannique a annoncé à la fois la mise en vente d'un actif et un chiffre d'affaires du premier semestre meilleur que prévu.

Vers 15h00 GMT, après un pic en séance de 12 ans à 13,70 livres, l'action gagnait 5,67% à 13,23 livres, signant l'une des progressions les plus marquées des indices paneuropéens Euro Stoxx 600 et FTSEurofirst 300. De son côté, l'indice regroupant les valeurs médias européennes avançait de 0,41%.

Pearson veut se défaire de Mergermarket, une agence de presse spécialisée dans les informations relatives à des opérations de fusions et acquisitions, qui représente un chiffre d'affaires annuel d'environ 100 millions de livres (116 millions d'euros).

John Fallon, directeur général du groupe, a précisé que la société n'avait plus sa place au sein d'une entreprise qui met de plus en plus l'accent sur l'éducation, les services en ligne et les marchés émergents.

Il a ajouté que cette cession programmée n'entraînait nullement une vente du Financial Times, également une propriété de Pearson, même si certains analystes financiers pensent le contraire.

D'après des sources bancaires, Mergermarket pourrait être vendu pour 300 millions de livres et devrait susciter l'intérêt de fonds d'investissement tels que General Atlantic, Silverlake, Bridgepoint, Hellman and Friedman, Warburg Pincus, CVC, KKR et Apax Partners.

McGraw Hill Financial, qui avait été en concurrence avec Pearson lorsque ce dernier a mis la main sur Mergermarket en 2006, pourrait également être intéressé, tout comme les prestataires d'informations et de données financières Thomson Reuters et Bloomberg, ont ajouté les sources.

Ces trois sociétés n'ont pas voulu faire le moindre commentaire.

RÉORIENTATION STRATÉGIQUE

"Le Financial Times n'est pas à vendre, il n'y a aucune discussion au sujet d'une éventuelle vente et personne ne nous a contactés au sujet de FT. L'annonce concernant Mergermarket ne modifie d'aucune manière notre position au sujet du FT", a déclaré John Fallon.

Ce dernier, qui a repris les rênes de Pearson au début de l'année en remplacement de Marjorie Scardino, réorganise l'entreprise en vue d'un développement dans les pays émergents et dans les services numériques, au détriment de l'Europe et de l'Amérique du Nord.

Cette réorientation stratégique a alimenté les rumeurs au sujet d'une cession du Financial Times par Pearson, qui est par ailleurs la maison mère des éditions Pinguin.

Alastair Reid, analyste chez UBS, juge encourageante la mise en vente de Mergermarket, ajoutant que cette opération était susceptible de "focaliser l'attention des investisseurs" sur une possible cession d'autres pans du Financial Times Group, qui comprend une participation dans le magazine The Economist.

Pearson, qui réalise environ 80% de son bénéfice annuel au second semestre en raison de la saisonnalité du marché de l'éducation, a fait état d'un bénéfice par action ajusté de 9,9 pence sur la période, contre 14,8p il y a un an et 10,6p attendus par les analystes financiers, selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S.

En revanche, le chiffre d'affaires est ressorti à 2,8 milliards de livres sur la période, contre un consensus de 2,7 milliards.

Pearson, qui versera un dividende intermédiaire en hausse de 7% à 16 pence par action, a dit prévoir pour l'ensemble de 2013 un résultat par action ajusté, hors coûts de restructuration, inchangé par rapport aux 82,6 pence de 2012.

Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Véronique Tison

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