Péages autoroutiers : un an de gel, puis huit années de hausse

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Péages autoroutiers : un an de gel, puis huit années de hausse
Péages autoroutiers : un an de gel, puis huit années de hausse

Automobilistes, roulez tranquille, il n'y aura pas de hausse des péages... du moins pas cette année. Si l'accord signé hier entre l'Etat et les concessionnaires d'autoroute met fin à six mois de bras fer, parfois viril, dans les faits, cet accord ressemble fort à une usine à gaz.

La vraie-fausse hausse. Hier, dans nos colonnes, Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, indiquait que l'augmentation annuelle des péages de 0,57 %, gelée par le gouvernement depuis le 1 er février ; était annulée pour 2015, En fait, le relèvement des tarifs aura bien lieu mais sera différé dans le temps. L'accord prévoit, selon Matignon, que ce manque à gagner pour les autoroutes sera récupéré... sur les huit prochaines années.

Des tarifs particuliers selon les automobilistes. C'est peut-être la seule bonne nouvelle pour les utilisateurs. L'accord signé hier prévoit des prix plus doux pour certaines catégories d'usagers : jeunes, étudiants, covoitureurs et propriétaires de voitures propres. Problème : comment repérer tous ces cas particuliers à la barrière des péages ? Bizarrement, hier, personne dans l'administration et chez les professionnels n'était capable de répondre à cette question.

La rentabilité encadrée. Depuis un rapport de la Cour des comptes, suivi par un autre de l'Autorité de la concurrence, la question des surprofits enflamme les élus et les usagers. L'accord prévoit donc d'encadrer un peu mieux ces bénéfices. Dès que le trafic routier est supérieur aux prévisions, l'Etat aura la possibilité de diminuer la durée des concessions. Une manière de plafonner la rentabilité.

Le bizarre milliard. Selon Bercy, les concessionnaires s'engagent à offrir une contribution volontaire de 1 MdEUR pour financer les infrastructures de transport (train, tramway, métro, bus...). La moitié sera versée dans les trois prochaines années et le reste d'ici à la fin des ...

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