Peabody, n°1 du charbon aux USA, dépose son bilan

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    par Tracy Rucinski  et Tom Hals 
    13 avril (Reuters) - Peabody Energy  BTU.N , le premier 
producteur américain de charbon, a déposé son bilan mercredi, la 
chute des prix du charbon l'ayant empêché d'assurer le service 
d'une dette qui avait financé son expansion en Australie. 
    Selon un document judiciaire, le groupe minier a dressé une 
liste d'actifs et de passifs dans une fourchette de 10 à 50 
milliards de dollars.  
    Le dépôt de bilan de Peabody Energy est l'un des plus 
importants survenu dans le secteur des matières premières depuis 
la baisse des prix de l'énergie et des métaux au milieu de 
l'année 2014, des marchés jadis à forte croissance tels que la 
Chine et le Brésil subissant une phase de ralentissement. 
    "Ce fut une décision difficile mais c'est le bon choix pour 
Peabody", a déclaré le directeur général Glenn Kellow. "Cette 
procédure nous permet de renforcer la liquidité et de réduire la 
dette, accumulée au gré des réussites opérationnelles 
importantes que nous avons réalisées ces dernières années; elle 
pose les bases de la stabilité et de la réussite à long terme". 
    Peabody s'est assuré 800 millions de dollars (706 millions 
d'euros) de financement auprès de ses créanciers obligataires, 
moyennant leur participation au capital.  
    Les problèmes de dette de Peabody remontent au rachat par 
effet de levier de l'australien Macarthur pour 5,1 milliards de 
dollars en 2011. C'était à l'époque une prise de choix car elle 
permettait au groupe américain de se poser en fournisseur de 
charbon métallurgique pour les aciéries asiatiques. 
    Mais la demande de cette ressource a chuté, surtout en 
Chine, entraînant des difficultés financières pour Peabody qui 
fut contraint de déprécier cet actif à hauteur de 700 millions 
de dollars l'année suivante. 
    Aux Etats-Unis même, Peabody a pâti de l'essor du schiste, 
qui a rendu le gaz naturel compétitif vis-à-vis du charbon pour 
les centrales thermiques, et des nouvelles réglementations de 
l'administration Obama qui ont alourdi ses charges 
opérationnelles.  
    Dans un tel contexte, et sur la base des statistiques 
gouvernementales de 2014, des producteurs représentant 45% 
environ de la production charbonnière des Etats-Unis ont déposé 
leur bilan.  
    Quelque 500 centrales thermiques au charbon sont en 
construction dans le monde, dont 80% dans la région 
Asie-Pacifique, où la consommation continue de croître. 
 
 (Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc 
Joanny) 
 
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