Pays de Galles, pourquoi ça marche ?

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Depuis lundi, on parle beaucoup du miracle islandais. Pourtant, la vraie surprise de l'Euro est peut-être galloise. Entre un public d'exception, un joueur clé de classe mondiale, des cadres au sommet de leur art et un entraîneur qui a la baraka, le Pays de Galles a de nombreux arguments qui pourraient également servir face au Portugal.

Un public exemplaire


Comme les deux Irlande, comme l'Angleterre, comme l'Ecosse, absente de l'Euro, le Pays de Galles jouit du soutien d'un public haut de gamme. Déjà contre les Anglais à Bollaert, le peuple rouge avait tenu la dragée haute aux fans des Three Lions malgré une infériorité numérique flagrante. Avant de réagir brillamment face au but cruel et tardif de Daniel Sturridge, en applaudissant longuement son équipe. Contre la Belgique, les supporters gallois ont de nouveau fait bonne figure malgré la présence massive des Belges - proximité géographique avec Lille oblige - et ont à plusieurs reprises reçus les applaudissements nourris du stade pour leurs chants. Avec un tel soutien dans les tribunes, on peut comprendre que le Pays de Galles ne lâche rien. Cette équipe a une âme, et en profite au maximum car ce n'est pas son seul argument.

Chris Coleman, un entraîneur lucide


Sélectionneur depuis 2012, Chris Coleman est en train de réaliser le chef d'oeuvre de sa carrière d'entraîneur. " On rêve des soirées comme celle-là, c'est difficile à décrire " admettait-il juste après le succès face aux Belges. Pour caresser ses rêves, le technicien de 45 ans, ancien international A, s'appuie sur un mélange de pragmatisme et d'ambition dans le jeu. Son équipe manque de talent ? Il opte pour une défense à trois centraux qui rend son collectif très difficile à bouger. Gareth Bale est son meilleur joueur et de loin ? Il l'associe à un vrai buteur et lui laisse une liberté maximale devant. Si on ajoute à cela une communication maîtrisée face à la presse, sans jamais mettre la pression à ses joueurs ni se présenter en victimes, le quadra parvient à tirer le meilleur de son groupe. Contre la Belgique, alors qu'elle était dominée par plus fort pendant le premier quart d'heure, son équipe a su se transcender plutôt que de s'effondrer. La preuve que les messages du manager passent. " Le défi, ce n'est pas les adversaires mais nous-mêmes, le défi, c'est de ne pas avoir peur d'échouer. Il ne faut pas oublier tout ce que l'on a fait pour arriver jusqu'ici. Notre identité, notre vision, il faut rester fidèle…




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