Pays basque : le maire anti-mariage gay va «reconsidérer» sa position

le
4
Pays basque : le maire anti-mariage gay va «reconsidérer» sa position
Pays basque : le maire anti-mariage gay va «reconsidérer» sa position

La semaine dernière, Jean-Michel Colo, le maire d'Arcangues (Pyrénées-Atlantique), était catégorique : non, «aucun mariage homosexuel» ne sera jamais célébré dans sa commune parce que ni lui, ni ses adjoints «ni personne de (son) conseil municipal ne veut le faire» et que la loi sur le mariage pour tous est tout simplement «illégitime». Le frondeur l'avait fait savoir à la préfecture et rejeté un premier dossier, celui de Jean-Michel Martin et Guy Martineau-Espel, en couple depuis seize ans et vivant dans la commune.

Mais ce vendredi, l'édile basque a mis de l'eau dans son vin en promettant, dans un communiqué envoyé à la presse, que «l'exécutif municipal» va «se retrouver prochainement pour reconsidérer sa position».

Pourquoi un tel revirement ? Même la mise en garde du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, rappelait samedi dernier que tout maire refusant de respecter cette loi s'exposait à des «sanctions importantes», avait fait choux blanc. Mercredi encore, M. Colo fustigeait «une loi inique et immorale», rapporte le journal local «Sud Ouest». Mais depuis, le maire a reçu un courrier de la préfecture des Pyrénées-Atlantliques, l'informant des sanctions qui pèsent sur lui. A savoir jusqu'à 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende pour discrimination, voire même une révocation.

Deux conseillères municipales interviennent

Il a aussi entendu les voix de deux de ses conseillères municipales, Isabelle Benmergui et Arbela d'Arcangues, très remontées contre les méthodes de leur maire. Contrairement à ce que ce dernier a déclaré lors de sa tonitruante annonce, «l'ensemble des conseillers municipaux n'a pas été informée de (sa) prise de position», ont-elles assuré jeudi dans «Sud Ouest». Elles ont demandé le statut d'officier d'état-civil afin de pouvoir obtenir une délégation de la part du maire et célébrer ainsi les unions à sa place.

«Le sujet n'est pas de débattre ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • jbellet le vendredi 14 juin 2013 à 19:48

    c'est la faute de hollande qui avait promis au congres des maires devant plus de 3000 élus "la liberté de conscience" cela ne serait pas arrivé; chacun sait que la parole de hollande ne vaut pas grand chose pour ne pas dire rien du tout

  • .jpeg le vendredi 14 juin 2013 à 19:05

    Il fait allusion à la clause de conscience des maires que Pingouin 1er avait avancé (imbécilement) il y a presqu'un an

  • python75 le vendredi 14 juin 2013 à 18:57

    Quelle clause de conscience??? Tu crois que Pétain est caché là dessous?? C'est la loi et elle doit être respectée!!! Si on vivait sous Pétain, les gays, les juifs, les tziganes et les communistes seraient déportés!!! Alors franchement si nous vivons une période Pétainiste, alors je préfère la vivre en 2013!!! T'es trop c.on!!! Faire de la provoc pour de la provoc c'est NUL!!!

  • gmich10 le vendredi 14 juin 2013 à 18:40

    Donc la clause de conscience n'existe plus avec la bande à Pédalo ,ça rappelle quand même beaucoup la "France" de Pétain !!!