Pays Basque : des panneaux en français subtilisés par des indépendantistes

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Pays Basque : des panneaux en français subtilisés par des indépendantistes
Pays Basque : des panneaux en français subtilisés par des indépendantistes

Le porte-parole d'un groupe de jeunes indépendantistes basques français a été remis en liberté jeudi soir après une garde à vue d'une journée dans une affaire de vol de panneaux de communes du Pays basque rédigés en français, a indiqué vendredi Samuel Vuelta Simon, procureur de la République à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). «La garde à vue a pris fin jeudi à 18h30. Pour autant, l'enquête continue», a-t-il précisé.

Les gendarmes avaient aussi perquisitionné le local du groupe Aitzina (En avant!, en basque) ainsi que le domicile du porte-parole, Axel Feldman, et saisi, entre autres, du matériel informatique qui n'a pas été restitué à leurs propriétaires. Aitzina se présente sur Twitter comme une «organisation des jeunes abertzale (NDLR : patriotes) de gauche du Pays Basque Nord»

Vendredi à 13 heures, une centaine de jeunes, à l'appel d'Aitzina et en présence d'Alex Feldman, ont organisé une conférence de presse à Bayonne arborant trois ou quatre panneaux en français de villages du Pays basque, puis ils les ont déposés devant l'antenne du Conseil général à Bayonne.

Bayonne, ce vendredi 17 octobre 2014. Les jeunes patriotes basques d'Aitzina déposent quelques panneaux d'entrées de villes rédigés en Français devant une antenne du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques. (Aitzina)

«Nous continuerons notre action de désobéissance civile», car «le Pays Basque a besoin de reconnaissance, la langue basque a besoin d'un statut officiel», a déclaré un des responsables d'Aitzina.

Aitzina a aussi incité la population à «une action participative» : «Villages par villages, quartiers par quartiers, identifiez les panneaux niant l'identité du Pays Basque, et retirer-les.»

Le 14 juillet, jour de la Fête nationale, plusieurs panneaux de communes du Pays Basque, rédigés en langue française, avaient été retirés de leurs emplacements aux entrées et sorties des villages. Aitzina avait ...

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