Pays-Bas, le football se pratique en famille

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Pays-Bas, le football se pratique en famille
Pays-Bas, le football se pratique en famille

Aux Pays-Bas, petit pays très dense, le football a toujours été unique. Adepte de l'occupation du terrain par la force des choses, les Oranje ont aussi une autre particularité, celle de pratiquer le football en famille. À l'image du sélectionneur Danny Blind qui gère en équipe nationale son fils, Daley. Mais ce n'est pas la seule fois que le même sang s'invite en équipe nationale.

  • Les jumeaux

    Chose rare, les Oranje ont compté dans leur rang deux paires de jumeaux. Et pas des manchots. Les van de Kerkhof et les De Boer. René et Willy van de Kerkhof pèsent 110 sélections à eux deux. 63 pour le milieu droit Willy, 47 pour René, l'ailier. Même gueule, même classe, même parcours. Formés ensemble à Twente, ils rejoignent le PSV Eindhoven en 1973 et la sélection quasiment au même moment. Ensemble, ils s'inclineront deux fois en finale de Coupe du monde (1974 et 1978). René était le plus efficace, Willy le plus élégant. Des mecs qui jouaient avec des rouflaquettes et des poils sur le torse. Moins poilu mais partageant la même salle d'accouchement, Frank et Ronald De Boer. 179 caps à deux. Il y avait Frank, le libero et Ronald le milieu de terrain. L'école de l'Ajax - Frank est aujourd'hui le coach des Amstellodamois - au sein de la sélection nationale. C'est l'époque Van Gaal, Litmanen, Kluivert, Davids, Kanu, la C1 1995, le maillot Umbro, la classe à l'état pure. Frank envoyait des ouvertures délicieuses, comme celle qui amène le but génial de Berkgamp contre l'Argentine en quart de finale de la Coupe du monde 1998. Ronald, lui, était sans doute moins talentueux et plus souvent abonné au banc des remplaçants.

  • L'héritage du père

    Difficile d'exister quand on a pour père Johan Cruyff, le plus grand footballeur batave de l'histoire, pour ne pas dire le meilleur joueur européen du siècle dernier. 48 caps et 33 sélections pour le roi Johan mais une marque indélébile dans l'ADN du jeu des Pays-Bas. Finaliste du Mondial 1974, l'ancien joueur de l'Ajax et du FC Barcelone n'aura pas aidé son fils pour la suite. Né l'année du fameux mondial perdu contre la RFA, Jordi connaîtra pourtant les honneurs de l'équipe nationale (9 sélections et l'Euro 1996 en guise de dessert) mais ne s'y installera jamais. Moins talentueux, plus fragile, Jordi Cruyff partait avec un héritage difficile à assumer. Trop sans doute. C'est sans doute moins le cas de Daley Blind, défenseur polyvalent de Manchester…



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