Pays-Bas : le député Wilders refuse de se rendre à son procès pour incitation à la haine

le , mis à jour à 14:12
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Pays-Bas : le député Wilders refuse de se rendre à son procès pour incitation à la haine
Pays-Bas : le député Wilders refuse de se rendre à son procès pour incitation à la haine

« C'est mon droit en tant que politicien de m'exprimer s'il y a un problème aux Pays-Bas », se défend Geert Wilders. Le procès du député néerlandais anti-islam pour incitation à la haine s'est ouvert ce lundi... sans le principal intéressé, en plein débat politique à l'approche des élections législatives. 

 

L'affaire, qui devrait se tenir jusqu'au 25 novembre, porte sur des propos tenus lors d'une soirée après les élections municipales de mars 2014 à La Haye. L'homme à la chevelure peroxydée avait alors demandé à ses militants s'ils voulaient « plus ou moins de Marocains dans (leur) ville et aux Pays-Bas ». Face à une foule scandant « Moins! Moins! Moins! », il a répondu dans un sourire : « Nous allons nous en charger. » Pour Geert Wilders, son procès est politique.

 

VIDEO. Les Marocains choqués par les propos du populiste Geert Wilders (2014)

 

« Moins de chevaliers de la moralité, plus de patriotes »

Pour l'avocat du politicien le mieux protégé des Pays-Bas, sa décision de ne pas comparaître lundi « n'est pas une grande surprise ». « C'est dans la suite logique avec ses déclarations précédentes et nous, en tant que défense, respectons sa décision », a indiqué Geert-Jan Knoops aux journalistes avant l'audience devant le tribunal hautement sécurisé de Schiphol, près d'Amsterdam. Il s'agit d'un second procès de ce type pour le député de 53 ans. En 2011, il avait été acquitté après avoir comparu à l'ensemble des audiences.

 

Une poignée de sympathisants s'étaient rassemblés ce lundi devant le tribunal, munis de banderoles scandant « moins de chevaliers de la moralité, plus de patriotes » et « au parlement, via Schiphol », en référence à l'argument de Geert Wilders selon lequel ses déclarations devraient être discutées au parlement et non devant un tribunal.

 

S'il est jugé coupable, Geert Wilders pourrait écoper d'une peine maximale de deux ans ...

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  • frk987 il y a 12 mois

    Exemple de liberté d'expression dans les démocraties occidentales ou prétendues telles, même sous l'AR on pouvait s'exprimer à part dire que le Roi était un bon à nibe.

  • g.joly1 il y a 12 mois

    Ce post a été effacé par delapor qui soutient cet individu, repris de justice, qui est en réalité un allié objectif, comme toute l'extrême droite, de daech car ils se nourrissent les uns les autres..

  • delapor4 il y a 12 mois

    joly1, vous roulez pour Daech?

  • g.joly1 il y a 12 mois

    Sinistre personnage.