Pays-Bas-La coalition au pouvoir dans l'impasse au Sénat

le
0

AMSTERDAM, 18 mars (Reuters) - Les partis de la coalition gouvernementale aux Pays-Bas vont perdre un tiers de leurs sièges au Sénat, où ils devront désormais chercher le soutien d'élus de l'opposition, selon des projections de la chaîne de télévision NOS effectuées mercredi à l'issue des élections régionales. Avant le scrutin, le Premier ministre de centre droit Mark Rutte avait dit son intention de ne pas convoquer de nouvelles législatives même en cas de revers subi par sa majorité. Les élections régionales, dont le résultat définitif sera annoncé le 23 mars, déterminent la composition de la chambre haute, dont les membres seront élus au suffrage indirect en mai prochain pour un mandat de quatre années. Le vote de mercredi va encore compliquer la tâche du Premier ministre Mark Rutte, qui devait déjà s'appuyer au Sénat sur les voix de trois petites formations d'opposition pour faire adopter les lois et le budget. "Ce sera plus dur de travailler, mais ce n'est certainement pas impossible", a déclaré le ministre du Travail Jeroen Dijsselbloem, dont le Parti social-démocrate devrait perdre près de la moitié de ses sièges, selon le sondage de sortie des urnes cités par la chaîne NOS. Selon les projections de la chaîne, les deux partis au pouvoir pourraient n'obtenir que 20 sièges sur les 75 du Sénat, contre 30 actuellement. Les principaux gagnants sont le parti centriste D-66, qui devrait doubler sa représentation à la chambre haute de 5 à 10 élus, et l'Appel chrétien-démocrate (conservateur), qui est au coude-à-coude avec le Parti libéral de Mark Rutte pour être le premier parti du Sénat avec 12 sièges. Le Parti de la liberté de Geert Wilders, formation hostile à l'immigration et l'islam, a perdu du terrain et fini cinquième derrière le Parti socialiste. Geert Wilders avait menacé de "paralyser" le gouvernement s'il obtenait suffisamment de sièges de sénateurs. La coalition gouvernementale a déjà failli s'effondrer en décembre, à mi-chemin de son mandat de quatre ans, quand trois sénateurs ont refusé de voter une réforme de la santé. (Anthony Deutsch, Toby Sterling; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant