Payer les artisans à domicile par carte bancaire, c'est possible

le
3

De nouveaux terminaux de paiement nomades vont équiper infirmières, plombiers et professions libérales?

Il a la taille d'un carnet et s'emporte partout... En insérant leur carte bancaire dans ce petit boîtier, les Français pourront bientôt payer, en tapant leur code secret, l'infirmière venue les soigner à domicile, le plombier qui vient d'achever sa réparation ou le livreur qui apporte le dîner.

Ce nouvel appareil est un mini-terminal de paiement nomade, connecté au smartphone (ou à la tablette) du professionnel via Bluetooth. L'artisan ou le livreur tape le montant à payer sur son mobile. Le consommateur valide la transaction avec son code secret sur le terminal de paiement portatif. L'opération est transmise à la banque via l'appli bancaire téléchargée dans le smartphone.

BNP Paribas et Crédit agricole testaient déjà ce nouveau service. Les Caisses d'épargne et les Banques populaires, elles, ont présenté mardi leur solution, baptisée Dilizi. Elle sera commercialisée dans toute la France dès le mois d'avril. Sur le papier, le concept a tout pour séduire. Le consommateur se voit offrir un mode de paiement simple, sécurisé, qui lui évite de chercher son chéquier ou de risquer d'être à court de monnaie. Le professionnel, lui, s'épargne les chèques impayés et encaisse l'argent immédiatement.

Le chiffon rouge des commissions

Seul problème? Le chèque est gratuit, Dilizi payant. Les professionnels qui l'utiliseront se verront facturer 2 % HT du montant de la transaction à chaque opération. Ils doivent aussi acquérir l'équipement pour 49 euros. Pour BPCE, c'est un tarif très attractif, inférieur à celui facturé pour des terminaux de paiement classiques.

Mais cela suffira-t-il pour convaincre petites entreprises et professions libérales de s'équiper? Les banques y croient, les yeux rivés sur les États-Unis et le succès de Square. Outre-Atlantique, cette entreprise qui propose déjà des solutions de paiement nomades aux entreprises a conquis 3 millions d'utilisateurs. «Offrir le paiement par carte à ses clients peut aider une petite entreprise à développer ses ventes», rappelle-t-on chez BPCE. La banque mise aussi sur les services pour vaincre les réticences. Dilizi, véritable caisse enregistreuse mobile, simplifie par exemple les opérations comptables.

Les banquiers savent en outre qu'ils doivent vite occuper le terrain sur ce marché des professionnels. Car s'ils ne le font pas, de nouveaux concurrents prendront leur place. Avec l'arrivée des portefeuilles électroniques, les start-up imaginent facilement des solutions de paiement séduisantes pour les très petites entreprises. Et elles sont nettement moins gourmandes en frais que les banques. La start-up PayPlug, par exemple, a développé avec l'aide du Crédit mutuel Arkéa une solution de paiement électronique ad hoc.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • gl060670 le mercredi 29 jan 2014 à 16:55

    même gratuit ça ne marchera jamais

  • dupon666 le mercredi 29 jan 2014 à 16:45

    faut etre un peu c@n pour payer une CB + un terminal + 2% de taxes ,tout ça en cadeau pour le systeme bancaire...Alors que les cheques sont gratuits

  • gl060670 le mercredi 29 jan 2014 à 12:47

    les pros ne vont pas l'utiliser !!!! trop de black