Pause fiscale : plus qu'un couac, une faute

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François Hollande et Jean-Marc Ayrault peinent à accorder leurs violons
François Hollande et Jean-Marc Ayrault peinent à accorder leurs violons

Elle était pourtant jolie, cette petite expression, sortie du chapeau de François Hollande le 30 août dernier. Solennellement lancée dans les pages du Monde, elle faisait presque bon effet : "Grâce à l'engagement de substantielles économies, le temps est venu de faire - plus tôt qu'il n'avait été prévu - une pause fiscale." Avec cette annonce aux allures de promesse électorale, le gouvernement prouvait, à l'instar de Pierre Moscovici, qu'il était vraiment "sensible au ras-le-bol fiscal" des Français.

On ne pouvait plus l'accuser de nier la réalité de terrain, celle à laquelle se heurtent ses partisans en campagne pour les municipales. "C'est beaucoup, donc ça devient trop", reconnaissait le président de la République dimanche sur TF1, à propos des taux records de prélèvements obligatoires. "En 2014, nous aurions pu continuer à augmenter les impôts. Qu'est-ce que j'ai décidé de faire ? De faire d'abord des économies." Conclusion logique tirée par tout un chacun : l'année prochaine, pas de hausse d'impôts. La fameuse pause fiscale. Las, voilà la belle idée transformée en couac médiatique. Le Premier ministre a jugé opportun, le 18 septembre dans une interview à Metronews, de contredire le chef de l'État. 2014 ? Dites plutôt 2015. Pas de pause "effective" avant, rien qu'un "ralentissement". Najat Vallaud-Belkacem a beau faire son travail de porte-parole et tenter le grand écart pour recoller les morceaux ("Nous...

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