Paulo Dybala : " Ceux qui disaient que je ne valais rien le regrettent aujourd'hui "

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Paulo Dybala : " Ceux qui disaient que je ne valais rien le regrettent aujourd'hui "
Paulo Dybala : " Ceux qui disaient que je ne valais rien le regrettent aujourd'hui "

Quand il atterrit en Europe en 2012, Paulo Dybala a 18 ans et seulement 38 matchs professionnels dans les jambes à Córdoba, en deuxième division argentine. Deux saisons plus tard, dont une en Serie B, le gaucher est devenu la sensation du championnat italien, avec déjà 12 buts et 7 passes décisives. Un prix annoncé à 50 millions d'euros, des offres venant de toute l'Europe, une rumeur PSG qui s'intensifie et le titre honorifique de meilleur joueur de la première partie de saison d'après la presse italienne. À l'occasion de son portrait dressé dans le numéro 10 de So Foot Junior, il nous raconte son parcours.

Raconte-nous tes débuts. Le football, quand t'étais un gamin, ça représentait quoi ? Quand j'étais gamin, je jouais dans un petit club près de chez moi, dans le village de Laguna Larga. Puis, de 10 à 15 ans, j'ai commencé à jouer pour Instituto de Córdoba. Il fallait m'accompagner à l'entraînement tous les jours en voiture après l'école. Normalement, mon père conduisait. Mais parfois, il fallait demander à d'autres, donc c'est devenu un peu sérieux. Puis mon père est décédé quand j'avais 15 ans, et c'est à ce moment-là que le club Instituto a construit une pension complète pour les jeunes du club. Donc j'ai déménagé à Córdoba. Avant, le foot n'était qu'un jeu, je jouais pour m'amuser. Là, c'est devenu un objectif, je voulais devenir pro. Le rêve de mon père était d'avoir un fils footballeur. Mes frères n'ont pas réussi, alors je devais le faire, c'était une obligation.
Quand on t'a présenté l'offre de Palerme, tu n'avais joué qu'une saison en deuxième division. Qu'est-ce que tu t'es dit ? Aller en Europe, c'était quelque chose d'énorme, complètement inespéré. Je me suis dit que le train n'allait pas passer beaucoup de fois, et je suis parti tout de suite, sans regret. Mais en vrai, tout est allé hyper vite C'était impossible de prévoir tout ça. J'ai débuté ma première saison en août, et j'ai rapidement battu quelques records (plus jeune titulaire depuis Kempes, plus jeune joueur à marquer un triplé, six matchs consécutifs en marquant, ndlr). Du coup, mon nom a commencé à sortir dans la presse. Et puis on a fait une saison incroyable, donc des gens ont commencé à appeler, à se rapprocher. Il y a eu très vite beaucoup d'argent en jeu, c'était fou. Ce n'était pas facile à comprendre, que du jour au lendemain les meilleurs clubs du monde s'intéressaient à moi, alors que je jouais encore à Córdoba, en deuxième division. À 17, 18 ans, c'est dur à gérer. Heureusement, je me suis concentré sur mon travail, sur le football, et par chance j'ai pu me rapprocher beaucoup de ma famille à cette époque. Mon coach, Dario Franco, m'a aussi beaucoup aidé à garder les pieds sur terre, tout comme mes coéquipiers.
Finalement, vous échouez aux portes de la promotion en première division La fin de saison a été tragique. On avait fait une saison géniale. D'après moi, on avait...


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