Paul Watson, clap de fin

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Paul Watson a fondé l'association de protection de l'environnement Sea Shepherd en 1977.
Paul Watson a fondé l'association de protection de l'environnement Sea Shepherd en 1977.

Sous le coup d'un mandat d'arrêt, le capitaine a décidé de quitter la présidence de l'association qu'il a fondée.



Une page vient de se tourner. À soixante-deux ans, Paul Watson n'a assurément pas changé d'idée et sa détermination à défendre la biodiversité marine est sans doute intacte.


Il reste qu'avec l'âge, la sagesse grandit et que sa situation actuelle, plus que difficile voire intenable depuis son arrestation à l'aéroport de Francfort (Allemagne) en mai dernier (NDLR : Pour rappel, le capitaine est sous le coup d'un mandat d'arrêt émis par le Costa Rica, qui l'accuse d'avoir attenté à la vie de l'équipage du bateau Varadero en marge du tournage d'un documentaire dénonçant le shark finning en 2002. Libéré sous caution, mais dans l'obligation de pointer chaque jour au commissariat, il a ensuite faussé compagnie aux autorités et a rallié l'Australie au terme d'un périple d'environ quatre mois. Il est aujourd'hui recherché par Interpol.), ne pouvait que l'amener à prendre ses distances avec Sea Shepherd, l'ONG de protection de l'environnement qu'il a fondée en 1977 après avoir claqué la porte de Greenpeace, trop pacifique et inefficace à son goût. M. Watson l'a compris et a donc décidé d'abandonner ses fonctions de président de l'association en Australie et aux États-Unis.



Une figure australienne du mouvement écologiste à la relève


« Pour des questions légales, il a également renoncé à son poste de capitaine du Steve-Irwin, un bateau de la flotte qui harcèle les baleiniers japonais dans l'océan Austral », précisent également nos confrères de l'AFP. Le « pirate écolo » restera néanmoins à bord « pour rendre compte de la campagne », ce qui est déjà un camouflet pour les autorités nippones, accusées par M. Watson d'être à l'origine de ses désagréments judiciaires et informées de sa participation à la campagne Zero Tolerance depuis plusieurs semaines. Rappelons également que celle-ci implique cent-vingt environnementalistes, quatre bateaux ? dont le Sam Simon, acheté deux millions de dollars (environ un million cinq cent mille euros) via une entreprise américaine à l'agence météorologique japonaise, laquelle n'y a vu que du feu - trois drones et un hélicoptère, soit une force de frappe inédite depuis le début des opérations de Sea Shepherd contre les baleiniers japonais.


C'est l'Australien Bob Brown, une figure du mouvement écologiste dans le pays, farouchement hostile à la capture des cétacés, qui reprend le flambeau, tandis que le Steve Irwin sera dorénavant commandé par le marin indien Siddharth Chakravarty. « Je suis très honoré de me mettre au service des baleines de l'océan Austral et de Sea Shepherd de cette manière », a commenté M. Brown, cité par l'Agence.


Il a un lourd et bel héritage à assumer, mais nul doute qu'avec lui, l'association est entre de bonnes mains.


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