Paul O'Connell : " J'ai vraiment hâte de porter ce maillot, mais je suis aussi très nerveux "

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Paul O'Connell : " J'ai vraiment hâte de porter ce maillot, mais je suis aussi très nerveux "
Paul O'Connell : " J'ai vraiment hâte de porter ce maillot, mais je suis aussi très nerveux "

Toujours mais blessé, mais sans doute de retour en janvier ou février, leu deuxième ligne irlandais Paul O'Connell (36 ans) a été présenté ce mercredi au RC Toulon.

Paul O’Connell, comment vous sentez-vous physiquement, après votre grave blessure aux ischio-jambiers subie pendant la Coupe du monde ?
Je me sens très bien. J’ai fait beaucoup de kiné en Irlande. C’est bien de pouvoir refaire des choses que je ne pouvais pas faire. J’espère que je pourrai rejouer en janvier ou février, on va voir.

Vous avez passé la journée à Toulon et vous avez rencontré vos futurs coéquipiers, comment cela s’est-il déroulé ?
C’est super. La météo est géniale ici, alors qu’il pleut sans arrêt en Irlande en ce moment. J’ai rencontré les joueurs aujourd’hui, j’ai fait la photo officielle. Ils ont été sympas avec moi. Je connais pas mal de joueurs car j’ai déjà joué contre eux plusieurs fois. Je peux juste leur dire bonjour, mais maintenant j’ai hâte de mieux les connaître, ainsi que le staff. Nous avons fait une première réunion avec l’équipe. C’était appréciable de pouvoir regarder un peu l’entraînement aujourd’hui.

Que pensez-vous de ce maillot que vous portez ? C’est seulement le troisième de votre carrière...
J’aime ce maillot, il est rouge (sourires). C’est vraiment étrange pour moi, car j’ai seulement joué pour le Munster. J’ai vécu toute ma vie à Limerick. C’est un grand changement pour moi et ma famille. J’ai vraiment hâte de porter ce maillot, mais je suis aussi très nerveux.

On ne pensait que vous ne quitteriez jamais le Munster...
C’était une grande décision pour moi. Je ne savais pas trop quoi faire après la Coupe du monde, et j’ai pris la décision après le Tournoi des VI Nations. Je suis ravi d’avoir pris cette décision, de relever ce gros challenge. J’aurais pu prendre des décisions plus faciles, mais je sors de ma zone de confort. J’ai hâte de faire des choses nouvelles, auxquelles je ne suis pas habitué. Je vais devoir m’adapter, j’ai envie apprendre.

Que pensiez-vous du RCT, en tant qu’adversaire ?
Toulon est une équipe incroyable, avec des joueurs français et internationaux de classe mondiale. Il y a un état d’esprit qui est énorme à Toulon également, et c’est fascinant. Je suppose que c’est plus facile au Munster, car les joueurs ont grandi là-bas. A Toulon, il y a tellement d’étrangers, qui viennent des quatre coins de la planète. Je ne sais pas comment ils font pour donner le maximum à cette équipe qu’ils ne connaissaient peut-être pas avant, ils n’ont pas grandi ici. Ils jouent comme si leur vie en dépendait. J’ai joué contre Toulon deux fois, et j’ai perdu. Ces joueurs ont un cœur énorme, ils veulent gagner pour leurs supporters.

Avez-vous des conseils à donner avant le match au Leinster, que vous connaissez bien ?
Je ne pense pas que Toulon a besoin de mon aide. Les gars ont fait du bon boulot la semaine dernière, dans des conditions difficiles. Ce week-end, ça va être un challenge plus important, avec 46 000 spectateurs, un stade à guichets fermés. Ce sera le match le plus important du Leinster cette saison, même s’ils n’ont plus qu’une petite chance de se qualifier. Ils vont se donner à fond.

Eprouvez-vous de la frustration de ne pas pouvoir joueur ce genre de match ?
Oui, mais ça fait partie du jeu quand on est blessé. On passe une partie de notre carrière à être frustré. J’ai pu passer du temps avec ma famille pendant ma rééducation. Mon but, c’est d’être prêt mentalement pour le dernier challenge de ma carrière.

Avez-vous douté de ne jamais pouvoir jouer avec le RCT cette saison ?
Quand je me suis blessé, je me suis demandé « est-ce que je pourrai revenir sur les terrains ? ». L’opération a été un succès, et je me sens vraiment très bien depuis environ deux semaines. Maintenant, je suis plus confiant, je sais que ça va prendre un peu et temps, mais je sais que je vais rejouer, et j’ai hâte de revenir au meilleur de ma forme.

Avez-vous discuté de votre futur rôle avec Bernard Laporte ?
Un peu. Quand vous êtes blessé, les joueurs et le coach avancent et travaillent sans vous. Il y a beaucoup de joueurs très talentueux. Je pense que personne ne va penser que je vais faire un sprint de 50m et aller marquer un essai en coin. Je voudrais aider sur la touche, la conquête, l’analyse de l’équipe adverse, par exemple. J’aime le rugby, j’aime m’entraîner, me préparer. Si je peux le transmettre aux autres joueurs, et être un leader par exemple, je le ferai.

Un mot sur les supporters du RCT ?
Nous avons joué à Mayol avec le Munster en 2011, les supporters étaient géniaux. L’arrivée au stade, c’est très intimidant, mais motivant aussi, c’était incroyable. C’était pareil à Marseille il y a deux ans. Il y a des similarités avec les fans du Munster. Ils adorent leur équipe, ils sont derrière elle, c’est une grande partie de l’identité de la ville, comme c’est le cas à Limerick ou Cork pour le Munster. J’ai vraiment hâte de jouer à Mayol et expérimenter ce public.

Avez-vous révisé le Pilou-Pilou ?
Pas encore, je vais prendre des cours.

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