Pau : Pontneau n'apprécie pas le salary cap

le
0

Alors que les clubs du Top 14 sont soumis à une limitation de la masse salariale, ou salary cap, certaines voix commencent à s'élever contre ce système. La dernière en date est celle du président de la Section Paloise Bernard Pontneau, dans les colonnes de Sud-Ouest.

Depuis 2010, les clubs participant au Top 14 sont tenus de respecter une masse salariale maximale, ou salary cap, pour leurs joueurs. Un système importé des principales ligues sportives nord-américaines qui fait de moins en moins l’unanimité au sein des clubs. Actuellement, ce plafond est placé aux environ de dix millions d’euros par saison mais, par certains moyens déclarés, plusieurs clubs arrivent à dépasser ce seuil sans être sanctionnés par la LNR. Une situation qui plaît de moins en moins et le président de la Section Paloise Bernard Pontneau est sorti de son silence. « On est dans un système que le rugby a fabriqué, qui est un cauchemar très français. Des usines à gaz comme les Jiff (Joueur Issu des Filières de Formation) ou le salary cap. C'est un peu comme les impôts : ce sont des lois qui ne sont pas respectées par certains, tonne dans les colonnes du quotidien Sud-Ouest le président palois. Tout le monde le sait, mais ça continue quand même : ça fausse tout. »

Face à des clubs comme le Racing 92 voire Toulon qui parviennent à détourner les règles, d’autres comme Pau sont en grande difficulté pour rester dans les clous. « On est très proche du salary cap. Et quand on voit que ce que font d'autres écuries, je me dis qu'il y a deux types de rugby : celui qui respecte les fondamentaux, et celui qui le les respecte pas, ajouté Bernard Pontneau. Il faut quand même que les instances, dont je fais partie, posent les règles pour le faire contrôler et respecter. On avoisinera des masses salariales de l'ordre de 8,5 millions d'euros l'année prochaine. Quand certains ajoutent à cela sept ou huit stars, voire dix parce qu'ils ont un banc et un arrière banc, je me pose des questions. C'est un facteur deux par rapport à nous : ce n'est plus une glissade, c'est du trafic en bande organisée. » Un déséquilibre qui pourrait, à terme, être néfaste à la concurrence au sein du championnat. Une situation que le football connaît très bien avec un PSG aux moyens infiniment plus importants que les autres clubs de L1.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant