«Patrons voyous» de Samsonite : peine de prison confirmée en cassation

le
0
«Patrons voyous» de Samsonite : peine de prison confirmée en cassation
«Patrons voyous» de Samsonite : peine de prison confirmée en cassation

Les «patrons voyous» de l'usine Samsonite de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), qui ont sciemment provoqué la faillite de l'entreprise en 2007, ont été condamnés définitivement à des peines de prison ferme. La Cour de cassation a rejeté leur pourvoi mercredi.

En première instance comme en appel, l'ancien secrétaire général de l'usine, Jean-Michel Goulletquer, avait été condamné à trois ans de prison, dont deux ferme, et l'ancien PDG, Jean-Jacques Aurel, à trois ans dont un ferme pour avoir provoqué la banqueroute de l'usine, en détournant quelque 2,5 millions d'euros. Les deux hommes avaient en outre été condamnés à une amende de 75 000 euros et une interdiction de gérer de 5 ans.

Olivier Walter, un ancien directeur financier de Delsey devenu consultant, avait quant à lui été condamné à trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, 5.000 euros d'amende et une interdiction de gérer de cinq ans.

200 salariés sur le carreau

Le bagagiste américain Samsonite leur avait cédé son usine d'Hénin-Beaumont en 2005. Les repreneurs avaient reçu plusieurs millions d'euros d'aide de Samsonite pour la reconversion. Le site devait se lancer dans la fabrication de panneaux solaires, sous le nom d'Energy Plast, mais aucun n'avait été produit. En 2007, l'entreprise mettait la clef sous la porte, laissant quelque 200 salariés sur le carreau, surtout des femmes.

La Cour de cassation a simplement annulé la peine complémentaire d'interdiction de gérer pour cinq ans prononcée contre un chef d'entreprise, condamné à neuf mois de prison avec sursis pour avoir bénéficié de certains versements.

Un autre procès devant le tribunal de Boston

Hasard du calendrier, la décision de la Cour de cassation intervient le jour même d'une audience devant la cour d'appel de Boston, aux Etats-Unis. D'anciens salariés veulent faire reconnaître la responsabilité de Brain capital, principal actionnaire de Samsonite, lors de la cession ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant