Patrick Pelloux : « Je suis un adolescent attardé »

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Patrick Pelloux à Paris le 14 décembre 2015.
Patrick Pelloux à Paris le 14 décembre 2015.

« Je ne serais pas arrivé là si… » est un nouveau rendez-vous à retrouver chaque dimanche matin dans La Matinale du « Monde ».

Médecin urgentiste qui avait sonné l’alarme lors de la canicule en 2003, Patrick Pelloux, également chroniqueur pour Charlie Hebdo, fut l’une des premières personnes à arriver sur les lieux de l’attentat.

Je ne serais pas arrivé là si…

… si je n’avais pas fait certaines rencontres. Il y a évidemment les rencontres médicales : le professeur Henri Carlioz, qui était chef de service des urgences à Trousseau ; Jack Ralite, que j’ai toujours admiré pour son engagement non seulement dans le monde de la santé mais aussi de la culture ; Philippe Héricord, l’ancien chef de service des urgences à Saint-Antoine… Le dénominateur commun de toutes ces personnes est qu’elles étaient profondément altruistes, incroyablement justes. Je n’ai jamais été dans une course à un poste d’hospitalo-universitaire ou dans une querelle de pouvoir. Après, je me suis construit par le combat social, parce que personne ne voulait reconnaître la médecine d’urgence. Ce combat syndical a été laborieux. Le hasard est ainsi fait que le décret sur la spécialité de médecine d’urgence est sorti le 13 novembre 2015, jour des attentats de Paris. C’est fou, non ? Ensuite, il y a les rencontres qui ouvrent l’esprit comme celle avec Gérard Mordillat. J’essaie toujours d’aller vers les autres. C’est quelque chose qui peut paraître totalement désuet, benêt, mais c’est ça. Ce sont les combats profondément humanistes qui m’intéressent.

Adolescent, vous regardiez avec admiration Bernard Kouchner défendre l’action de Médec...

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