Patrick Müller : "Toulalan n'en a rien à battre de sa tenue"

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En 2010, après quinze années à tenir la baraque dans des défenses comme celles de l'OL, l'ASM, Bâle ou encore Majorque, Patrick Müller a décidé de raccrocher les crampons. Après une année sabbatique, le Suisse travaille depuis au sein de l'UEFA où il s'occupe de l'organisation des matchs de Coupes d'Europe. Une reconversion en costard qui ne l'empêche pas de revenir, avec humour, sur quelques éléments de sa carrière. En forme de "worst of", évidemment.

Le pire adversaire ? Là comme ça, je dirais Viorel Moldovan. Non pas qu'il me mettait la misère sur le terrain, mais plus parce qu'à chaque fois que je jouais contre lui, je finissais le match avec la lèvre éclatée, parce qu'il aimait bien jouer des coudes. C'était un joueur qui aimait bien jouer dos au but, et pour se retourner, il n'hésitait pas à balancer des coups de coude. Il était toujours très limite. Selon moi, il y avait souvent faute, mais l'arbitre n'a pas souvent sifflé (rires). Sinon, en talent pur, celui qui m'a le plus impressionné, c'était Andreï Shevchenko à l'époque où il jouait encore au Dynamo Kiev. Il était très rapide, très technique et très intelligent dans sa façon de jouer. Lui, il m'avait posé pas mal de problèmes.
Le pire coéquipier ? Il y en a un avec qui je me suis souvent pris la tête quand j'étais à Monaco, c'est Yohan Mollo. C'est un joueur qui était vraiment talentueux, et ça m'énervait de ne pas le voir faire les efforts suffisants sur le terrain. Il avait tendance à être trop individualiste, il fallait lui rappeler que le foot est avant tout un sport collectif. Je l'aimais beaucoup, Yohan, mais on avait l'impression qu'avec son énorme potentiel, il pouvait faire beaucoup plus. D'ailleurs, je suis content car ça se passe plutôt bien à l'ASSE pour lui, maintenant.
Le pire stade dans lequel tu as joué ? J'espère que mes amis corses ne vont pas m'en vouloir, mais je dirais celui d'Ajaccio. Le stade était tout petit, et à l'époque, ça changeait des gros stades dans lesquels on avait l'habitude d'évoluer, comme le Parc des Princes ou le Vélodrome. En revanche, il faut bien reconnaître que les supporters sont extraordinaires là-bas, surtout qu'ils sont juste derrière la grille, il y a une vraie proximité avec les joueurs sur la pelouse. Lorsqu'on s'échauffait avant d'entrer en jeu, je me rappelle qu'on avait le droit à de bonnes sorties de la part des supporters. Je ne me rappelle pas d'une en particulier, mais ils étaient plutôt rigolos.
Le pire moment de ta carrière ? Je pense que c'est avec l'équipe nationale, lors de l'Euro 2008. J'avais été blessé assez durement l'année qui avait précédé la compétition, puisque j'avais eu une rupture des ligaments du genou et…



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