Patrick Chesnais : "J'ai invité Pastore sur le plateau de Vivement dimanche"

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Patrick Chesnais : "J'ai invité Pastore sur le plateau de Vivement dimanche"
Patrick Chesnais : "J'ai invité Pastore sur le plateau de Vivement dimanche"

Avant de devenir acteur, scénariste, réalisateur ou encore homme de théâtre, Patrick Chesnais s'est imaginé en tant que footballeur professionnel. Ancien ailier virevoltant du FC Rouen et même un jour de l'équipe de France cadets, celui qui a reçu un César en 1989 reste un amoureux convaincu du ballon rond et un supporter inconditionnel du PSG. Entretien décontracté avec un homme qui a succombé à la volupté du toucher de balle de Javier Pastore. Un de plus et l'un de ses fervents défenseurs.

Quand on vous parle de football, quels sont vos premiers souvenirs qui surgissent ? La première fois que je suis allé voir un match de foot avec mon père. Je devais avoir cinq, six ou sept ans. C'était au stade Robert-Diochon, à Rouen, qui évoluait alors en D1. À l'époque, je me rappelle qu'ils se trimbalaient entre le milieu du tableau et les premières places. C'étaient les Diables rouges, comme on disait ! Ce jour-là, qui était un dimanche après-midi, il y avait du soleil. J'ai un souvenir, une sensation, une image vraiment forte qui a marqué mon enfance : les clameurs de la foule que je pouvais entendre. À l'époque, il y avait ce qu'on appelle des levers de rideau, des matchs avant la grande affiche. Et je me rappelle avoir monté les escaliers pour aller au stade, j'étais petit et ça me paraissait immense La pelouse verte était éclaboussée de soleil, les équipes arboraient des maillots rouges et des maillots jaunes. Paaaah, c'était comme un choc pour moi ! Avec les hurlements de la foule, j'étais presque en état de sidération. En même temps, j'avais un peu peur, mais pas trop. C'est vraiment la première image que je garde en tête. Plus tard, je suis retourné au stade Robert-Diochon à l'occasion d'un reportage pour Téléfoot. J'étais allé interviewer l'entraîneur et des joueurs de l'époque. C'était au début des années 2000, donc y revenir cinquante ans après, c'était intéressant.
À propos de cette première en tant que jeune spectateur, vous avez dit dans une précédente interview avoir découvert "une espèce de paradis sur terre". Comme si c'était une révélation pour vous Oui, vraiment, c'était cette sensation-là. Les mots sont justes. On entrait dans une espèce d'endroit irréel. On n'était pas dans la réalité. Un gazon vert, des mecs qui s'habillent pour l'occasion, des crampons, des buts, des corners, des règles, etc. Qu'est-ce que ça veut dire tout ça (rires) ? C'est d'ailleurs sans doute ce qui fait que c'est un sport qui marche. C'est physique, dur, animal. Les gens s'y révèlent et montrent qui ils sont vraiment. Mais, en même temps, c'est un sport extrêmement sophistiqué. Il y a un peu d'art là-dedans, car l'art est sophistiqué. Il y a quelque chose qui n'est pas dans la réalité. Par exemple, la discipline du saut en longueur. Un mec qui cherche à sauter le plus loin possible, ce n'est pas…

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