Patrick Besson : J'ai fait un Carlton !

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L'hôtel Carlton à Lille : un bâtiment superbe, dont les fenêtres s'ouvrent sur l'Opéra, qui semble importé d'Autriche-Hongrie.
L'hôtel Carlton à Lille : un bâtiment superbe, dont les fenêtres s'ouvrent sur l'Opéra, qui semble importé d'Autriche-Hongrie.

Repris, dès mon arrivée à la gare Lille-Flandres, par la magie de la ville, d'une beauté sévère dans cette soirée pas trop froide de février. Ses façades et ses fenêtres sont indifférentes à nos petites histoires de moeurs. Elles s'élancent vers l'immense ciel noir, où il y a toute la puissance et tout le mystère du nord. La ville du général de Gaulle quand il n'était général que dans sa grosse petite tête d'enfant. Je longe avec tendresse la rue Faidherbe presque vide, songeant à toutes les fois où, lors de mes précédents séjours, elle m'a conduit à l'hôtel Bellevue, où j'ai si bien écrit, lu et dormi. Aujourd'hui, je loge à l'hôtel Carlton, chambre 309. C'est un bâtiment superbe, à l'extérieur comme à l'intérieur. Il y a une grande noblesse dans ses escaliers de marbre et une intense douceur dans ses chambres rondes. Cet endroit magique, dont les fenêtres s'ouvrent sur l'opéra qui semble importé d'Autriche-Hongrie, a été un peu abîmé par des intrigues galantes ineptes. On est tellement bien tout seul dans une chambre de palace : pourquoi s'encombrer d'une jeune femme qui a besoin d'y être mais envie d'être ailleurs ? L'affaire DSK devenue celle du Carlton où l'ancien directeur du FMI n'a jamais mis les pieds. Dîner avec un ex-communiste chez M. Jean en face du Carlton (12, rue de Paris). Nous ne sommes pas d'accord sur la signification des récentes marches pour Charlie. Il y a vu un élan comparable à...

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