Patrice Ferri : " Il y a une vraie culture foot au Canada"

le
0
Patrice Ferri : " Il y a une vraie culture foot au Canada"
Patrice Ferri : " Il y a une vraie culture foot au Canada"

À l'été 1993, alors en fin de contrat à l'Olympique lyonnais, Patrice Ferri décide de franchir l'Atlantique pour rejoindre l'Impact Montréal. Entre la période Pélé/Beckenbauer et celle de Drogba et Giovinco. Ce qui n'a pas empêché l'actuel consultant pour BeIN Sports d'emmagasiner les souvenirs dans une Amérique du Nord où les footballeurs étaient des citoyens ordinaires.

Au niveau football, quand tu signes à l'Impact Montréal, cela ressemble à quoi le championnat nord-américain ?
Ce championnat professionnel était dans le cahier des charges en vue de l'attribution du Mondial 1994 aux États-Unis. La FIFA avait demandé impérativement à ce qu'une ligue professionnelle soit recrée. Celle-ci avait disparu après la période du New York Cosmos avec Pélé, Beckenbauer, Chinaglia. Depuis, il n'y avait que des Ligues intérieures, avec des États organisant leurs propres championnats, mais il fallait quelque chose à l'échelle nationale ou nord-américaine. Et donc ils ont créé l'APSL (American Professional Soccer League), où s'est inscrit l'Impact Montréal car il y a une vraie culture foot au Canada. Évidemment, il y avait des problèmes de structures, mais il y a toujours eu un réel intérêt, dans les universités par exemple, et au niveau des jeunes. Chez les filles, c'était le sport le plus pratiqué par les moins de 14 ans. Le Canada, c'est aussi un pays de communautés, donc les ressortissants de toutes les communautés européennes et sud-américaines, beaucoup d'entre eux jouaient au foot. Après, l'approche des événements sportifs était très " américaine ". Quant au niveau, il était plutôt bon, l'équivalent d'un second de tableau de Division 2 française de l'époque.

Qui vous avez mis en relation avec l'Impact Montréal ?
"J'avais un contact qui travaillait au magazine Onze Mondial, qui m'a mis en relation avec l'un de ses collègues, marié à une Québecoise, qui repartait vivre là-bas. Il avait eu vent du projet de franchise qui se mettait en place."
J'avais un contact qui travaillait au magazine Onze Mondial, qui m'a mis en relation avec l'un de ses collègues, marié à une Québecoise, qui repartait vivre là-bas. Il avait eu vent du projet de franchise qui se mettait en place. À Lyon, il me restait une année en option, ce contact m'a demandé si cela pouvait m'intéresser d'aller au Canada et j'ai dit " oui,

Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant