Patrice de Maistre remis en liberté

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Patrice de Maistre remis en liberté
Patrice de Maistre remis en liberté

BORDEAUX (Reuters) - Un juge de Bordeaux a ordonné lundi la remise en liberté sous contrôle judiciaire de Patrice de Maistre, l'ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt soupçonné d'avoir organisé un financement illégal de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, a annoncé le parquet.

Ecroué depuis le 23 mars, Patrice de Maistre, qui reste mis en examen pour "abus de faiblesse, abus de biens sociaux et escroquerie aggravée", devait quitter la maison d'arrêt de Gradignan (Gironde) dans la soirée.

L'ancien homme de confiance de l'héritière de L'Oréal a été contraint de verser deux millions d'euros de caution.

Le juge d'instruction Jean-Michel Gentil a décidé de sa libération après avoir procédé la semaine dernière à des confrontations avec d'anciens membres du personnel de maison des Bettencourt, un avocat suisse et le gestionnaire d'une société de compensation.

Auparavant, trois demandes de remises en liberté avaient été rejetées.

Le 8 juin, trois anciens membres du personnel de Liliane Bettencourt, l'ex-majordome Pascal Bonnefoy, l'ex-comptable Claire Thibout et l'ex-femme de chambre Dominique Gaspard, avaient successivement été mis en présence de l'ancien homme de confiance de l'héritière de L'Oréal dans le bureau du juge.

Le 14 juin, Patrice de Maistre a été confronté par visioconférence à l'avocat suisse des Bettencourt René Merkt, impliqué dans des retraits d'argent sur les comptes en Suisse de la milliardaire puis avec le directeur de l'organisme de compensation Cofinor, Vahé Gabrache.

Les débats auraient porté sur l'utilisation de ce système de compensation pour rapatrier en France 4 millions d'euros en liquide extraits des comptes suisses des Bettencourt en sept versements entre 2007 et 2009.

Patrice de Maistre a reconnu avoir supervisé ces mouvements d'argent mais dit l'avoir fait à la demande des Bettencourt et leur avoir remis l'argent, dont il assure ne pas connaître la destination finale.

Le juge d'instruction s'interroge notamment sur deux retraits d'espèces de 400.000 euros chacun au moment de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Ces retraits coïncident avec une rencontre entre Patrice de Maistre et Eric Woerth, et aussi avec la possible visite de Nicolas Sarkozy chez les Bettencourt à Neuilly.

L'immunité de Nicolas Sarkozy s'étant achevée le 15 juin au soir, l'ancien Chef de l'Etat pourrait être rapidement entendu par le juge d'instruction.

Nicolas Sarkozy a pris les devants en faisant parvenir au juge une copie certifiée conforme de son agenda pour la période concernée et fait placer l'original chez un huissier.

Claude Canellas, avec Thierry Lévêque à Paris, édité par Patrick Vignal

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  • M1531771 le lundi 18 juin 2012 à 18:15

    Il va pouvoir aller profiter de son bateau qu'il s'est gracieusement offert par sa cliente...!!!