Patrice Collazo : " On a vu la différence entre le Stade Français et nous "

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Patrice Collazo : " On a vu la différence entre le Stade Français et nous "
Patrice Collazo : " On a vu la différence entre le Stade Français et nous "

L'entraîneur de La Rochelle Patrice Collazo est conscient des manques de son équipe lors de la défaite face au Stade Français (33-20) samedi. Il pointe le manque de réalisme de ses joueurs et souligne l'écart de niveau entre les deux équipes à l'issu du match.

Patrice Collazo, quel est votre sentiment après ce match où votre équipe a laissé passer des occasions ?
Ce match ne me laisse rien. Comptablement, il ne nous laisse rien. Donc nous allons déjà préparer le suivant. Au vu de l’entame de match que l’on réalise, où l’on doit se dégager deux fois et où on donne 14 points au Stade Français sur deux erreurs, puis après un temps fort sur une mêlée à cinq mètres où, à force d’avoir plusieurs options, on n’en prend aucune et, du coup, on ne marque pas. Si on rajoute à cela un coup de pied tapé qui ne s’impose pas par un deuxième ligne alors qu’on est en situation de marquer, effectivement, cela devient compliqué de gagner à l’extérieur, surtout contre le champion de France en titre.

A Agen vous laissez passer aussi des occasions comme celles d’aujourd’hui...
A Agen, on a joué le champion de France ? Pardon, excusez-moi. A Agen, c’était le champion de France (ironique). Les matchs de rugby, si ce ne sont pas les mêmes équipes, il n’y en a aucun qui se ressemble.

Sentez-vous que le parcours à l’extérieur de votre équipe la pénalise ?
Nous le saurons à la fin du championnat. Je ne fais jamais les comptes au milieu, je les fais toujours à la fin. Donc je vous dirais cela en temps et en heure. Pénalisé pourquoi ? Nous, on a rien annoncé (sur les objectifs de qualification en phase finale, ndlr). Ce qui est bien, c’est que les gens parlent à notre place. Mais, nous, on a rien dit. On a une problématique, c’est de gagner le maximum de matchs chaque week-end. Chaque week-end suffi à sa peine. On a gagné la semaine dernière dans un contexte compliqué. On est venu ici dans un contexte encore compliqué. On n’a pas gagné donc on va essayer de se préparer pour le prochain match.

Vous faîtes une belle seconde période. Le Stade Français vient deux fois dans votre camp et marque. Est-ce rageant ?
On a vu la différence entre le champion de France en titre et une équipe de milieu de tableau de Top 14. Le Stade Français n’a eu besoin de venir que deux fois, comme il a eu besoin de dix minutes pour nous marquer 14 points, même si on leur en donne une grande partie. Ils ont quand même marqué avec une certaine facilité, ce qui prouve leurs qualités. Nous, il a fallu qu’on traverse le terrain dans tous les sens, que l’on casse dix fois leur défense pour ne serait-ce que marquer trois points. Eux, quand il casse la défense, ils marquent. C’est la différence entre eux et nous. Ils sont toujours champions de France et ils ne sont pas devenus mauvais du jour au lendemain. Aujourd’hui, on a vu la différence de finition, de concentration et la capacité à tuer un match. Nous avons eu l’occasion de le tuer, de repasser devant eux deux fois au score. La mêlée à cinq mètres plus l’interception sur le coup de pied montre qu’on ne l’a pas fait. Cela prouve que l’on a encore beaucoup de travail contrairement à eux.

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