Pat' et le bout du chemin

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Pat' et le bout du chemin
Pat' et le bout du chemin

Des années à composer avec une pluie de critiques, de doutes, de polémiques. Le parcours de Patrice Évra avec les Bleus, loin d'être une sinécure, s'apparente à un long chemin de croix. Ce dimanche, le latéral tricolore a l'occasion d'y mettre définitivement un terme en quittant le devant de la scène sur le toit de l'Europe.

Le fil de cette histoire ressemble depuis longtemps à un éternel chemin escarpé. Entre toi et l'équipe de France, rien ne semble avoir été simple. Jamais, même. On parle pourtant d'un maillot que tu as cousu sur le corps, que tu n'as eu de cesse de brandir comme ta plus grande fierté. Sans que cela ne te préserve pour autant des nombreux soubresauts qui ont jalonné cette romance bleue passionnée, quoique trop souvent heurtée. Derrière l'incompréhension, les sempiternels reproches, les esclandres et joies trop éphémères, tu as toujours été animé par cette obsession. Depuis la première fois que tu as enfilé la tunique tricolore un soir de 18 août 2004, tu as martelé encore et encore ce besoin personnel de gagner un titre avec ton pays. C'est ton moteur, Patrice. Ce qui fait que toi, trente-cinq ans au compteur et une ribambelle de trophées à ton actif, continue d'avancer dans ton couloir gauche. L'aplomb confinant toujours à la morgue, oui, mais l'orgueil touché. Cette quête que as tu as étiré sur plus d'une décennie, tu vas peut-être enfin l'accomplir ce dimanche, à Saint-Denis. À l'aube de la finale la plus importante de ta vie, tu rappelais au micro de TF1 l'ampleur de ce rendez-vous à tes yeux : "C'est maintenant, on doit finir avec un trophée. J'ai jamais rien gagné avec la France et ce sera un échec si cela restait comme ça. Je suis fier de mes partenaires. Leur objectif, c'est de me faire pleurer en gagnant l'Euro".

Le cœur et la déraison


Ton aventure tricolore pourrait s'achever par des larmes de joie. Elle qui, il y a maintenant six ans, avait au fond débuté là aussi par des larmes. Empreintes d'une incommensurable fierté à l'époque. C'était lors du Mondial sud-africain. Dans l'enceinte Peter Mokaba, brassard de capitaine sur le biceps, tu n'avais pu te contenir à l'écoute de La Marseillaise. Tu le sais, Pat', cette compétition sur le sol de tes racines africaines devait marquer ton envol définitif avec les Bleus. Les contours étaient tracés, le rendez-vous pris. L'histoire aurait été belle, mais elle a finalement tourné à une faillite sans précédent. Une exclusion d'un compagnon de route. Un…



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