Pastore et la quête d'une idée argentine

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Pastore et la quête d'une idée argentine
Pastore et la quête d'une idée argentine

Haute et forte durant une heure, puis basse et fébrile jusqu'au coup de sifflet final. Après trois rencontres face au Paraguay, l'Uruguay et la Jamaïque, l'Argentine de Tata Martino a rigoureusement respecté trois fois le même schéma. Or, le début de la baisse de régime a toujours coïncidé avec la sortie de Javier Pastore. L'Argentine souffre-t-elle d'un problème de condition physique, de l'absence des pieds du Flaco en fin de match ou d'autres facteurs ? La recherche de fluidité de l'Albiceleste n'a pas fini de fasciner.

C'est une quête infinie dessinée à l'image d'une nation au dessein indéfini. Depuis ses premiers coups de crayon, l'Argentine a dû apprendre à se former sur le tas, avec des arrivées plus ou moins massives et périodiques de latins, anglo-saxons, germains, slaves, africains, scandinaves. Le tableau s'est enrichi sans se charger, parce qu'avec de telles terres, il y avait de la place pour un surplus d'imagination. Mais le football ne tolère que onze représentants. Alors, depuis des décennies, l'Argentine cherche, réfléchit beaucoup, étudie un peu et creuse au fond de son esprit mélancolique pour trouver une formule permettant de faire combiner avec harmonie et efficacité l'infinité de ses talents. Messi. Agüero. Tévez. Pastore. Di María. Banega. Higuaín. Icardi. Dybala. Personne n'a mieux.

À la recherche d'une raison


L'an passé, l'Albiceleste est arrivée sur le toit du monde avant de trébucher sur la dernière marche, aux pieds des Allemands. Mais à la place d'affiner sa démarche avec Sabella ou l'un de ses partisans, elle a préféré recommencer à zéro, tout en bas. Pour le trajet, peut-être. Ou pour ne pas prendre le risque d'arriver en avance. En tout cas, le nouveau projet a été baptisé Tata Martino et s'est donné un objectif : le football de position, de possession, de toque. Aujourd'hui, cela fait presque un an que l'idéologie est en marche, à la suite d'un long parcours amical de Düsseldorf à New York. Et après trois matchs de Copa América, alors que les idées et les hommes semblent être enfin sur un chemin rationnel et travaillé, il y a quelque chose qui cloche.

Messi en a parlé après avoir vaincu sans gloire la Jamaïque : " Je ne sais pas pourquoi, mais en deuxième période, le rythme a baissé et on a joué beaucoup plus lentement, c'est une réalité. Il nous est arrivé la même chose contre le Paraguay. On avait du mal à trouver les espaces." Martino, lui, a essayé de donner une explication à son pays de sélectionneurs en herbe : " Dans la deuxième période, on a eu un match ennuyant, fastidieux. La circulation de balle n'était pas fluide Je sens qu'il y a une baisse de régime physique, qui est le produit de la quantité de matchs que les joueurs ont joués. " La faute à l'Europe ? Sauf que les Paraguayens et Uruguayens ont joué une longue saison, eux aussi. " Ce style de jeu requiert un mouvement incessant et fatigue ceux qui ne sont pas…




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