Pasqual : "Ce moment aurait pu arriver il y a deux ans"

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Pasqual : "Ce moment aurait pu arriver il y a deux ans"
Pasqual : "Ce moment aurait pu arriver il y a deux ans"

Au tiers du championnat, la Fiorentina est plus que jamais dans le coup pour la course au titre. Manuel Pasqual, capitaine jusqu'à cet été et élément avec le plus d'ancienneté parmi l'effectif, y croit dur comme fer.

N'en avez-vous pas marre de terminer 4ème comme depuis trois saisons ? (rires) Disons que réussir à faire mieux est compliqué, mais c'est vrai que c'est frustrant car on finit à cette place depuis qu'elle n'est plus qualificative pour les préliminaires de la Champions League. Maintenant, la concurrence augmente d'année en année, le championnat est nivelé vers le haut, donc finir aux pieds du podium reste une belle performance.
Voilà dix ans que vous êtes ici. Qu'a cette Fiorentina en plus que ses prédécesseurs pour réussir à occuper la tête au tiers du championnat ? Elle est plus cynique ! Mes premières années à la Fio, on avait bien fait l'amalgame d'un point de vue qualitatif, mais nous avions des lacunes que l'on compensait avec l'enthousiasme et l'envie d'être ensemble. Celle de Montella développait un football de très haute qualité, mais celle de Sousa se démarque par sa capacité à être dangereuse et donc marquer beaucoup plus facilement, en délaissant parfois l'esthétisme.
Cette culture du beau jeu a ses limites, non ? Il y a eu des moments où on jouait pour être beau et basta, sans réussir à concrétiser et ramener des points. On a été souvent massacrés par la presse et les tifosi, on était beau mais on perdait, tandis qu'en ce moment, on joue bien, on ne concède pas grand-chose à nos adversaires et on gagne. On ne peut pas faire mieux. On prend du plaisir car on a la possession du ballon, et les résultats suivent, ce qui est le plus important.
Quand on voit le parcours des Prandelli, Mihajlovic et Montella, on se dit que la Fiorentina sait choisir ses entraineurs... A la différence d'autres équipes, nos dirigeants n'envisagent pas un nouvel entraineur comme un gros coup de mercato. Ils ne regardent pas le nom, mais le contenu, la façon dont il fait jouer son équipe. Prandelli venait du Hellas et Parme, Mihajlovic était à Catane, Montella idem. Ils avaient obtenu des résultats et produit du jeu avec des moyens limités. Paulo Sousa avait ce profil, il a réussi partout où il est passé. Ils n'ont jamais cherché un Mourinho pour faire un exemple et ont toujours été convaincus que les résultats peuvent également…



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