Pascal Praud - Coupe du monde 2014 : objectif Lune !

le
0
Moussa Sissoko, vendredi soir...
Moussa Sissoko, vendredi soir...

Au matin du premier jour du reste de l'été, je ne sais pas si je dois me calmer ou m'enflammer. Les supporteurs et les footix, les occasionnels ou les vrais de vrai ont choisi : c'est la fête et il n'y a plus qu'à se rouler dedans. Tous s'y voient déjà. Les footballeurs, maillot bleu, culotte blanche et bas rouges, défilent le 14 juillet sur les Champs-Élysées avec les légionnaires, les polytechniciens et tout le toutim. Ils dévalent quatre à quatre la plus belle avenue du monde, au garde-à-vous devant le président de la République, heureux comme Chirac, tranquille comme Deschamps, qui réalise enfin sa première promesse de campagne : le changement, c'est maintenant. Notons qu'il n'y est pour rien. Après deux ans de rien du tout, de courbe qui ne s'inverse pas et de rendez-vous manqués, voici un peu de bleu dans le ciel de France. "Puisque ces mystères nous dépassent, feignons d'en être l'organisateur." Doit-on rappeler que la France a joué deux matches contre deux pays sans palmarès, le Honduras puis la Suisse ? À quoi bon ? Personne n'écoute plus ces sornettes. La France gagne. Aucune équipe dans ce Mondial ne joue aussi bien ; elle a passé cinq buts dans un match de phase finale, du jamais-vu depuis 1958 ; elle a mené 3-0 à la mi-temps - ce n'était plus arrivé depuis 1930. Il se passe un truc depuis le départ. L'équipe de France est habitée. Magie bleue. Tous ensemble Elle n'a pas le talent de Michel Platini. Elle ne possède...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant