Pascal Papé : " Faire mieux qu'en 2011 "

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Pascal Papé : " Faire mieux qu'en 2011 "
Pascal Papé : " Faire mieux qu'en 2011 "

Le deuxième ligne du Stade Français et de l'équipe de France Pascal Papé (34 ans) a entamé lundi la dernière préparation de Coupe du monde de sa carrière. Le Parisien sait que les joueurs vont souffrir pendant cette préparation physique, mais que c'est bon pour l'état d'esprit du groupe.

Pascal Papé, la préparation a commencé et s’annonce intense, redoutez-vous quelque chose ?
Chaque joueur redoute cette partie de la préparation parce que, pour un joueur de rugby,  c’est celle où tu prends le moins de plaisir. C’est un passage obligé. Si on veut se donner les moyens de nos ambitions, on doit se forger un corps d’athlète et répondre aux attentes du staff. C’est pour la bonne cause. Il faut passer par là. Malgré tout, c’est une bonne chose parce qu’on se tire les uns les autres, ça créé une émulation et un esprit de groupe. Chaque joueur est différent, il y a des séances que j’apprécie, d’autres  moins... Ce qu’il y a de bien dans cette préparation c’est qu’elle est individualisée pour chaque profil. Il y a un gros bloc de trois semaines, il faut s’accrocher. Ça va faire resurgir l’aspect mental et ce n’est pas plus mal.

Il y a bien quelque chose que vous détestez, non ?
Il faut tout positiver ! Aujourd’hui, il faut apprécier en chier, aller à la muscu, avoir la gerbe après les séances. Il faut se projeter mentalement et se dire que ce n’est que du bon. 

Philippe Saint-André parlait de la préparation la plus dure de l’histoire du XV de France. Est-ce que c’est un passage obligé pour réussir cette Coupe du monde ?
Oui. Notre objectif, c’est de faire mieux qu’en 2011, tout le monde le sait. Ça veut tout dire. Tous les joueurs en sont conscients. En un jour de boulot, on a vu que c’était très studieux. Les mecs sont là pour agir et ne pas subir. C’est le bon état d’esprit.  

« Après une séance de physique, on va tous se vautrer dans les lits »

Entre l’émotion de ce Bouclier de Brennus remporté avec le Stade Français et le stage de l’équipe de France, il faut se remettre dedans. Comment avez-vous géré ce court laps de temps entre ces deux grands évènements ?
Les deux soirs après le titre, je préfère ne pas trop en parler (rires). Après, je me suis un peu échappé. Quand tu as des objectifs comme aujourd’hui, il faut être réaliste. Ce n’était que du bonheur pour moi pendant 48h mais après tu retombes sur terre. On se dit que ça, c’est dans la poche mais que maintenant il y a une chose qu’aucun Français n’a réussi à avoir. Et ça, ça nous fait rêver d’être la première génération à le faire. Donc la réalité revient très vite au premier plan et quatre jours après, j’étais sur un terrain en train de faire une séance physique que m’avait envoyée le préparateur de l’équipe de France.  

Que faites-vous en marge de ce travail intensif ?
Là, ma réponse risque d’être courte. Franchement, après une séance de physique, on va tous se vautrer dans les lits, on récupère, on boit... On fait ce qu’on peut pour se reposer, reprendre de l’énergie pour la séance suivante. Petit à petit, on va prendre le rythme. On a une salle de vie où l’on aime se reposer. Aujourd’hui c’est plus vraiment l’équipe de France, c’est le Club France. On va vivre en club, avec une préparation de sept semaines, on veut en profiter pour arriver en compétition avec le même niveau physique que les autres nations.

C’est sûrement votre dernière Coupe du monde, est-ce que ça change quelque chose dans votre approche ?
Évidemment, ce sera ma dernière mais ça ne change rien. J’ai la même détermination, la même énergie. Je ne me dis pas que je vis mes derniers instants en Coupe du monde. Je prends ma place au sein du groupe avec ma personnalité et mon expérience.

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