Pascal Donnadieu " ne veut pas que ça s'arrête "

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Pascal Donnadieu " ne veut pas que ça s'arrête "
Pascal Donnadieu " ne veut pas que ça s'arrête "

Pascal Donnadieu, Nanterre s'incline face au Barça au terme d'un match très serré. Qu'est-ce qu'il vous a manqué pour l'emporter ?Pas grand-chose ! Peut-être une dernière action positive. Je pense que, ce soir (ndlr : vendredi), on est tombé sur une équipe du Barça qui était bien concentrée, qui était prévenue. A l'aller, on a pu, à un moment, supposer qu'ils nous avaient pris de haut, qu'ils n'étaient pas prêts, enfin tout ce que l'on a pu entendre même si, pour nous, ça restait un exploit. Ce soir, ils étaient prêts. Ils ont montré beaucoup de qualités. On a vu le talent de joueurs comme Navarro, la profondeur de leur banc, les rotations et, malgré tout ça, on se retrouve à jouer la gagne sur la dernière possession. Il nous a manqué, peut-être, la qualité intrinsèque des joueurs du Barça. Mais on n'a pas manqué de c?ur, on n'a pas manqué de courage et on n'a pas manqué d'enthousiasme pour aborder le money time avec des joueurs qui ont su hausser leur niveau de jeu. Encore une fois, c'est le Barça en face et il ne faut pas l'oublier.

Peut-on parler d'un manque d'expérience, d'un manque de taille dans la raquette également ?On sait depuis le début qu'il manque de la taille mais on perd de quatre points. On revient comme des malades et on est presque dans une situation de gagner le match. Bien évidemment, on est déçu parce qu'on est tout près du Top 16 et on a tellement envie de le faire ! Ce soir encore - et c'est ce que je viens de dire aux joueurs - on a perdu et on a l'impression que c'est moins bien, mais on ne peut pas s'empêcher de dire que c'est un demi exploit. En face, ils étaient prévenus et ils sont arrivés très motivés - on les a vus à l'échauffement et ça n'avait rien à voir avec le match aller - et malgré tout, on est encore là. Il faut se rappeler des effectifs en présence et du fait qu'il n'y a quand même pas photo sur le papier.

« Je crois en la force de mon équipe et à notre mental »

Encore une fois, il y a des étoiles dans vos yeux ce soir?Oui et c'est pour ça que j'ai demandé aux joueurs de ne pas privilégier la déception. Je déteste perdre donc ce n'est pas évident pour moi. Mais je pense que, ce soir, il faut juste se dire qu'on est tellement près, qu'on a cette force en nous et qu'il faut qu'on aille chercher ce Top 16. Ce sera peut-être à Kiev, ce sera peut-être contre Fenerbahçe mais on n'est pas loin et les joueurs sont héroïques depuis le début de cette Euroligue. Contre Belgrade, on aurait très bien pu perdre sur la dernière action et ce soir, c'est nous qui perdons. A l'aller, c'était quasiment le même scenario et on avait gagné. C'est le basket ! Souvent, ça se joue à rien avec un petit peu de réussite. Ce n'est pas que j'ai des étoiles dans les yeux, c'est que je crois en la force de mon équipe et à notre mental pour essayer de nous imposer une fois dans les deux derniers matchs.

Les cinq dernières minutes de la rencontre ont été extraordinaires, non ?Pour nous, c'est difficile de dire ça parce qu'on est dedans et qu'il y a toujours cette pointe de déception. Mais je pense que ce que l'on vit depuis le début de l'Euroligue, c'est une grande fierté, ce sont de grandes soirées. C'est aussi pour cela que l'on n'a pas envie que ça s'arrête et que l'on va tout donner pour essayer de se qualifier.

« Nous ne sommes pas rassasiés »

Un mot sur le public qui, une fois encore, a répondu présent?C'est énorme. On se croirait dans les grandes salles d'Europe avec un public chaud bouillant et, il est important de le souligner, tellement respectueux ! Bien évidemment, de temps en temps, ça sifflote mais il n'y a jamais d'agressivité malsaine et ça aussi c'est le grand mérite de notre public.

Comment allez-vous préparer la rencontre face à Kiev ?Je sais que, pour vous, ce n'est pas important, mais, avant, il faut déjà préparer Le Havre. Le Havre, c'est dimanche. On a perdu nos deux derniers matchs à l'extérieur, deux matchs très compliqués. Le meilleur moyen de préparer Kiev, c'est de faire un bon match contre Le Havre.

Allez-vous faire tourner vos effectifs pour cette rencontre ?On fait tourner et on va encore faire tourner dimanche. Ce n'est pas des joueurs cramés qui pourront s'imposer contre Le Havre. Il faut qu'on tourne mais, pour tourner, il faut que tout le monde se mette au niveau et que les rotations soient vraiment intéressantes sinon je ne vois pas l'intérêt. Je viens de dire aux joueurs : « gagnons ce match contre Le Havre, ce sera la meilleur moyen de préparer le match de Kiev ». On a envie de rester en haut du tableau en Pro A, on a envie de tout, nous ne sommes pas rassasiés.

« Il faut absolument que l'on gagne dimanche »

La fatigue doit commencer à se faire sentir. Comment allez-vous gérer ce facteur-là ?Forcement qu'il y a de la fatigue ! On la sent mais on le savait, ce sont des ingrédients que l'on connaissait en début de saison. On essaie de la gérer au mieux et on ne veut pas se plaindre tout le temps. Ces moments-là, je pense que beaucoup d'équipes françaises aimeraient les vivre. Ça va nous coûter quelques matchs mais pas trop j'espère parce que, au bout d'un moment, ça pourrait devenir compliqué. Mais encore une fois, et contrairement à ce qui a été dit la semaine dernière, je n'ai jamais dit que l'on faisait l'impasse sur la Pro A et que l'on privilégiait l'Euroligue. J'ai simplement dit qu'il était normal, de temps en temps après des débauches d'énergie comme ça, de ne pas pouvoir préparer un match comme les équipes qui n'ont disputé qu'une rencontre dans la semaine. C'est tout simplement physique, physiologique. Quoi qu'il en soit, j'espère que le public sera encore là dimanche. Même si j'ai beaucoup de respect et d'amitié pour Eric (ndlr : Eric Bartecheky, entraîneur du Havre), que je sais qu'ils se battent avec leurs moyens et que ce n'est pas simple, il faut absolument que l'on gagne dimanche.

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