Pas tant de certitudes que cela

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Pas tant de certitudes que cela
Pas tant de certitudes que cela
Hugo Lloris a-t-il bien récupéré de son KO ?

Oui. L'image avait choqué et inquiété le staff des Bleus. Didier Deschamps en personne avait commenté le KO d'Hugo Lloris il y a dix jours contre le genou de Romelu Lukaku. « J'ai eu peur sur le moment, avait-il confié lors de l'annonce des 24 joueurs retenus pour le barrage. Le choc était inquiétant, notamment quand il s'agit de la tête. Le fait qu'il ait pu continuer le match et être décisif m'a rassuré. Après sur le fait qu'il devait ou non rester sur le terrain, c'est une autre polémique. L'important aujourd'hui est qu'il soit en pleine forme. » Un constat confirmé par la séance de mardi à huis clos où le gardien numéro 1 des Bleus n'a pas du tout paru gêné ou freiné par ce qu'il lui est arrivé. A moins d'une rechute ou d'une alerte d'ici là, il n'y a aucune chance de voir un autre gardien que celui de Tottenham dans le but français, vendredi à Kiev. Steve Mandanda devra encore patienter?

Qui doit évoluer aux côtés de Laurent Koscielny en défense centrale ?

Raphaël Varane. C'est la question principale de Didier Deschamps avec le poste de milieu droit. Le sélectionneur doit-il jouer la stabilité avec un axe Koscielny-Abidal ou remettre à plat les forces en présence en prenant en compte la forme du moment ? Car c'est une évidence, Eric Abidal est loin d'être flamboyant en ce moment à Monaco. Ce n'est d'ailleurs peut-être pas étranger à la mauvaise passe de l'ASM (ndlr : deux défaites et un nul toutes compétitions confondues). L'intéressé avoue lui-même son manque de fraîcheur. Comme un appel au changement ? Non, mais une sortie en toute franchise qui plonge le sélectionneur dans une phase de questionnement. Très bon avec Arsenal et en Bleus depuis le début de saison, Laurent Koscielny a forcément les faveurs du sélectionneur. Son association avec Abidal a plutôt été satisfaisante jusqu'alors mais, face à la vivacité des attaquants ukrainiens, Raphaël Varane semble avoir les atouts les plus adéquats (rapidité, relance, anticipation) pour répondre à ce défi. Mamadou Sakho arrive lui un cran derrière malgré une première partie de saison prometteuse avec Liverpool. L'absence de l'ancien Parisien dans le onze de départ est quasi-certaine.

Le poste de milieu droit est-il le plus indécis ?

Oui, car avec cinq joueurs (Nasri, Rémy, Valbuena, Sissoko et Payet) en balance, il est le poste où règne la plus grande incertitude. Reste à savoir dans quel dispositif évoluera l'équipe de France. Si le 4-3-3 est privilégié, on peut imaginer un milieu à vocation plus défensive, capable de bloquer son couloir et de faire déjouer les ailiers ukrainiens. Dans ce cas-là, Moussa Sissoko peut être précieux avec Blaise Matuidi et Paul Pogba. En revanche, et comme c'est annoncé, si les Bleus évoluent en 4-2-3-1, c'est un joueur plus offensif qui sera aligné. Dans cette configuration, Samir Nasri tient la corde, mais Loïc Rémy, qui marque but sur but avec Newcastle, pourrait chiper une place dans le onze de départ. Mathieu Valbuena, que Didier Deschamps préfère dans l'axe, et Dimitri Payet, hors de forme avec l'OM, arrivent bien après.

Didier Deschamps peut-il redonner sa chance à Karim Benzema ?

Non, car avec Olivier Giroud, les Bleus gagnent. Titulaire lors des quatre derniers matchs de l'équipe de France, l'ancien Montpelliérain a supplanté Karim Benzema dans la suprématie des attaquants de pointe. Et le constat est plutôt flatteur pour le buteur d'Arsenal puisque pendant ce laps de temps, les Bleus ont enchaîné un nul et trois victoires. Et le Gunner a marqué à deux reprises contre l'Australie, son premier doublé en Bleu.Pendant ce temps-là, Karim Benzema a rongé son frein sur le banc de touche avant de retrouver de l'efficacité contre l'Australie et la Finlande. Soit autant de buts que son principal concurrent. Comme si son statut de remplaçant l'avait galvanisé. D'autant que malgré les critiques qui pleuvent sur lui en Espagne, l'ancien Lyonnais marque régulièrement avec le Real Madrid (ndlr : six buts et cinq passes décisives en Liga, deux buts et trois passes décisives en Ligue des Champions). Pourtant, le travail de sape d'un Olivier Giroud aura son importance pour défier l'Ukraine. Au moins autant que son jeu de tête en phase offensive et défensive.

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