"Pas le moment" pour un référendum en Ecosse, redit Theresa May

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 (Nouvelles déclarations de Sturgeon, réaction) 
    LONDRES, 16 mars (Reuters) - La Première ministre 
britannique, Theresa May, a redit jeudi son opposition à la 
tenue en Ecosse d'un référendum sur l'indépendance dans les 
délais souhaités par son homologue écossaise, Nicola Sturgeon. 
    "Ce n'est pas le moment", a-t-elle fait valoir lors d'une 
interview à la télévision. "Il serait injuste d'aller dans ce 
sens en ce moment parce que les gens n'auraient pas toutes les 
informations requises pour prendre une décision aussi cruciale". 
    "Nous devrions plutôt oeuvrer ensemble en ce moment, pas 
nous séparer", a-t-elle ajouté. 
    Nicola Sturgeon, la chef du Parti national écossais (SNP, 
indépendantiste), lui a immédiatement répondu sur Twitter. 
    "Ce ne serait pas démocratique", a-t-elle estimé à propos du 
refus de Londres, ajoutant que le Parti conservateur au pouvoir 
"craint le verdict du peuple écossais". 
    Nicola Sturgeon a demandé lundi la tenue d'un nouveau 
référendum sur l'indépendance entre l'automne 2018 et le 
printemps 2019, une fois clarifiées les conditions d'une sortie 
du Royaume-Uni de l'Union européenne, à laquelle les Ecossais se 
sont opposés lors du référendum sur le Brexit en juin 2016. 
    Consultés en septembre 2014, les Écossais avaient rejeté à 
55% la voie de la sécession. Les nationalistes du SNP estiment 
toutefois que la perspective du Brexit, que Theresa May doit 
déclencher formellement ce mois-ci, a modifié la donne. 
    Les derniers sondages en date montrent que le sentiment 
indépendantiste s'est amplifié en Ecosse depuis que Theresa May 
a annoncé que le Royaume-Uni quitterait non seulement l'UE mais 
aussi le marché unique et peut-être l'union douanière. 
    Une enquête publiée la semaine dernière témoignait d'une 
hausse du vote sécessionniste, qui frôle désormais les 50%. 
    Si le gouvernement Sturgeon présente unilatéralement un 
projet de loi référendaire au Parlement écossais, il risque 
d'être confronté à des recours en justice, le Parlement national 
britannique étant souverain et seul habilité à trancher sur des 
questions constitutionnelles. 
    Après accord avec Edimbourg, le gouvernement britannique 
pourrait cependant temporairement transférer les prérogatives de 
Westminster au Parlement écossais, ce qui rendrait légal le 
projet de loi adopté à Edimbourg, comme ce fut le cas en 2014. 
 
 (Elizabeth Piper, avec Elizabeth O'Leary à Edimbourg, Gilles 
Trequesser pour le service français) 
 
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