"Pas encore d'accord" sur les relations entre Londres et l'UE

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CAMERON ET TUCK PROLONGENT LEURS DISCUSSIONS SUR LES RELATIONS LONDRES-BRUXELLES
CAMERON ET TUCK PROLONGENT LEURS DISCUSSIONS SUR LES RELATIONS LONDRES-BRUXELLES

LONDRES (Reuters) - Le Premier ministre britannique David Cameron et le président du Conseil européen Donald Tusk ne sont pas parvenus à s'entendre dimanche sur la renégociation des relations entre Londres et Bruxelles et ont décidé de prolonger leurs discussions de 24 heures, à l'issue d'un dîner de travail.

"Pas encore d'accord. Travail intense nécessaire pendant les 24 prochaines heures", dit le second sur Twitter.

David Cameron confirme via le même canal que Donald Tusk a accepté de poursuivre les discussions une journée avant la publication d'un projet de réformes.

Selon une source proche des pourparlers, qui se déroulent à Londres, les deux hommes ne se sont entendus que sur un des quatre points que David Cameron souhaite renégocier avant d'organiser un référendum sur le maintien au sein de l'UE.

Le 10 Downing Street a par la suite annoncé qu'un accord avait été conclu sur le "freinage d'urgence" qui doit permettre de limiter les prestations sociales en faveur des immigrés.

"En ce qui concerne les prestations sociales, la Commission a avancé un texte qui dit clairement que la situation actuelle de la Grande-Bretagne remplit les conditions nécessaires à un freinage d'urgence", dit un porte-parole de David Cameron dans un communiqué, parlant d'une "avancée importante".

Donald Tusk, ajoute-t-il, doit remettre mardi un projet de réformes aux autres Etats membres après une "journée de travail pour résoudre les problèmes en suspens". L'objectif est de parvenir à un accord global pour le Conseil européen des 18 et 19 février.

La question de l'immigration s'est avérée être le point le plus délicat des discussions, qui portent également sur la souveraineté et la compétitivité de l'UE.

Avant sa rencontre avec Donald Tusk, David Cameron avait jugé que la proposition de l'UE sur le freinage d'urgence devait être "renforcée de façon significative" et entrer en vigueur immédiatement après le référendum.

(William James avec Jan Strupczewski à Bruxelles, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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