Pas de traitement de faveur pour la France, assure Barroso

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BRUXELLES (Reuters) - La France ne bénéficie pas d'un traitement de faveur de la Commission européenne, qui s'apprête à lui donner deux ans de plus pour réduire son déficit public à 3% du PIB, a assuré mercredi le président de la Commission européenne.

A l'issue d'une rencontre avec le président français François Hollande, José Manuel Barroso s'est dit "rassuré" sur la volonté de ce dernier mener des réformes structurelles pour accroître la compétitivité de l'économie française.

"Nous savons qu'aujourd'hui, il y a une volonté réelle de poursuivre des réformes ambitieuses pour la compétitivité", a dit José Manuel Barroso. "Je suis vraiment rassuré car le président de la France l'a lui-même dit."

Commentant le délai dont la France devrait bénéficier pour réduire son déficit à 3% du PIB fin 2015, le président de la Commission a assuré qu'"il n'y a pas là un traitement exceptionnel pour la France, il n'y a pas là des faveurs".

José Manuel Barroso a estimé que l'Union européenne faisait actuellement de grands progrès sur la réduction des déficits publics mais pas encore sur la croissance et le chômage.

Selon les chiffres publiés ce mercredi, l'Allemagne a renoué avec la croissance au premier trimestre mais pas suffisamment pour éviter à la zone euro un sixième trimestre consécutif de contraction alors que la France a rechuté en récession.

"Nous sommes en train de faire de grands progrès en termes de consolidation budgétaire", a dit José Manuel Barroso, mais "le 'pacte de croissance' a des problèmes en termes d'exécution". "Nous devons faire plus et plus vite", a-t-il ajouté.

Elizabeth Pineau, avec Jean-Baptiste Vey et Sophie Louet à Paris, édité par Yves Clarisse

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