Pas de recomptage au Gabon sans la Cour constitutionnelle-Bongo

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    PARIS, 7 septembre (Reuters) - Ali Bongo, dont la réélection 
à la présidence du Gabon est contestée par l'opposition, a 
affirmé mercredi qu'il n'y aurait de nouveau décompte des 
suffrages qu'en cas de saisine de la Cour constitutionnelle. 
    L'Union européenne a mis en doute les résultats du scrutin 
du 27 août et le Premier ministre français, Manuel Valls, a 
suggéré mardi qu'il serait sage de recompter les voix. 
  
    "Nous avons une loi qui a été votée en 1996 et qui régit 
tout le processus électoral, je ne peux pas, moi, violer la 
loi", a déclaré Ali Bongo lors d'un entretien réalisé dans la 
nuit par RTL. 
    "En ce qui concerne le recomptage, cela est prévu dans le 
cadre de la loi et se fait au niveau de la Cour 
constitutionnelle", a-t-il ajouté. 
    Le principal opposant à Ali Bongo, Jean Ping, revendique lui 
aussi la victoire et a exhorté à "la communauté internationale à 
aider le peuple gabonais". 
    Selon Jean Ping, la participation dans la province du 
Haut-Ogooué, dans le sud-est du pays, a été gonflée pour assurer 
la victoire d'Ali Bongo, dont la famille dirige le pays depuis 
près de cinquante ans.   
    La question d'un gouvernement d'union avec les opposants 
"n'est pas à l'ordre du jour", a par ailleurs dit Ali Bongo sur 
RTL. 
 
 (Simon Carraud avec Julien Ponthus, édité par Nicolas Delame) 
 
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