Pas de raison de se ruer aux stations-services, selon l'Ufip

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    * "Nous pouvons tenir", dit l'Union française des industries 
pétrolières 
    * Pas de pénurie avant plusieurs semaines, d'après Vidalies 
 
    PARIS, 21 mai (Reuters) - Plusieurs centaines de 
stations-services étaient samedi en rupture totale ou partielle 
en raison d'un mouvement social mais il n'y a pas de raison de 
se précipiter aux pompes à essence, selon l'Union française des 
industries pétrolières (Ufip). 
    Votée dans plusieurs raffineries et dépôts de carburants, la 
grève reconductible contre le projet de loi Travail a mené 
vendredi plusieurs préfectures du nord-ouest de la France à 
prendre des mesures de restrictions pour l'achat de carburants. 
    "Il ne faut pas paniquer", a dit à Reuters Catherine Enck, 
porte-parole de l'Ufip. "Nous avons du produit en France, le 
tout est de pouvoir l'acheminer. Les raffineries fonctionnent 
même si le débit est parfois ralenti." 
    "Nous pouvons tenir", a-t-elle insisté. 
    Le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, avait 
assuré vendredi qu'il n'y avait pour le moment pas de risque de 
pénuries mais admis que la question pourrait se poser si le 
mouvement devait durer plusieurs semaines.   
    Selon les données de l'Ufip, syndicat professionnel 
représentant 39% du marché en France, 317 stations-services 
Total  TOTF.PA  sont en rupture totale ou partielle, 
principalement en Bretagne, Nord-Pas-de-Calais-Picardie, 
Normandie, Pays-de-Loire et Île-de-France. Le groupe français 
exploite 2.200 des 11.500 stations recensées en France. 
    Les stations-services Shell et Eni ne souffrent d'aucune 
pénurie, précise l'Ufip. 
    L'Union des importateurs indépendants pétroliers (UIP), à 
laquelle sont affiliés les réseaux des grandes surfaces Auchan, 
Carrefour, Casino et Cora, n'était pas joignable dans 
l'immédiat. 
    Parmi les cinq raffineries Total, une fonctionne 
normalement, une autre tourne au ralenti en raison de blocages 
et trois -- celles de Donges (Loire-Atlantique), Feyzin (Rhône) 
et Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime) -- sont partiellement à 
l'arrêt. 
    Les trois autres raffineries françaises fonctionnent plus ou 
moins normalement: les deux exploitées par Esso sont par moments 
bloquées et celle de Petroineos ne rencontre aucune difficulté. 
    "L'objectif est l'arrêt de toutes les raffineries en France. 
C'est un appel à la grève illimitée", a déclaré vendredi à 
Reuters le délégué central CGT de Total Raffinage Pétrochimie, 
Thierry Defresne. "Le but n'est pas de créer la pénurie, c'est 
d'obtenir le retrait de la loi (Travail)", a-t-il ajouté. 
    Il a précisé que les salariés de la raffinerie Total de 
Gonfreville-l'Orcher avaient voté à 56% l'arrêt complet des 
installations. Ceux de la raffinerie Total de Grandpuits, en 
Seine-et-Marne, ont voté la reconduction de la grève pour 72 
heures, a-t-il ajouté. 
    A Donges, près de Nantes, l'arrêt des expéditions a été 
reconduit pour une semaine supplémentaire, jusqu'au vendredi 27 
mai.     
 
 (Sybille de La Hamaide et Simon Carraud, édité par Henri-Pierre 
André) 
 

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