Pas de pression française sur le Japon sur le nucléaire

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PAS DE PRESSION FRANÇAISE SUR LE JAPON SUR LE NUCLÉAIRE
PAS DE PRESSION FRANÇAISE SUR LE JAPON SUR LE NUCLÉAIRE

TOKYO (Reuters) - La France ne fait pas pression sur le Japon, ni sur aucun autre pays, en matière d'énergie nucléaire, a déclaré samedi François Hollande à Tokyo.

Le groupe Areva et l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française coopèrent avec le Japon, dont 52 réacteurs sur 54 sont à l'arrêt depuis la catastrophe de la centrale de Fukushima, au printemps 2011.

Le gouvernement de Shinzo Abe prévoit de remettre en marche d'autres réacteurs dans les mois qui viennent, alors que le parc nucléaire nippon fait l'objet d'une révision complète pour accroître sa sécurité.

"Chaque pays détermine souverainement sa politique énergétique et nous ne voulons en aucune manière intervenir sur les choix, en l'occurrence du Japon", a dit François Hollande lors d'une conférence de presse à Tokyo. "Le Japon fera ce qu'il pensera avoir à faire en matière d'approvisionnement énergétique ou de production d'énergie".

"La France ne fait pression en aucune façon et permet à notre technologie, à nos ingénieurs, à nos entreprises, d'être en coopération avec toutes les entreprises qui le voudraient", a-t-il ajouté.

Le chef de l'Etat a cité en exemple l'accord signé début mai pour la construction d'une deuxième centrale nucléaire en Turquie par le consortium franco-japonais composé de GDF Suez, Mitsubishi Heavy Industries et Itochu Corporation. Areva fournira les réacteurs.

"Nous travaillons, et ensuite chaque pays décide de poursuivre ou d'arrêter", a insisté le président français, qui achève une visite d'Etat de trois jours au Japon.

François Hollande a confirmé sa décision de ramener le pourcentage du nucléaire dans la production d'électricité en France de 75% à 50% d'ici 2025.

"J'ai pris des engagements, ils seront tenus", a-t-il dit, évoquant le "débat sur la transition énergétique" à venir.

"Il y a une réduction du nucléaire dans la production d'électricité. À quel rythme, c'est le débat qui le dira."

Elizabeth Pineau, édité par Jean-Philippe Lefief

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