Pas de passe-droit pour le sans-papiers de l'UMP, dit Darmanin

le
0

PARIS, 11 février (Reuters) - Gérald Darmanin, secrétaire général adjoint de l'UMP, s'est opposé mercredi à tout passe-droit pour Stéphane Tiki, qui s'est mis en congé de la présidence des jeunes UMP parce qu'il n'était pas en situation régulière en France. Selon le Canard enchaîné paru mercredi, Stéphane Tiki, 27 ans, de nationalité camerounaise et vivant en France depuis dix ans, n'a pas de titre de séjour. Il avait un visa étudiant depuis 2006 et a effectué une demande de naturalisation il y a un an et demi, mais son visa a expiré depuis, a-t-on expliqué à l'UMP. "J'ai appris hier soir qu'il avait choisi de démissionner, j'ai cru comprendre que s'il avait démissionné c'est qu'effectivement, il n'était pas en règle", a dit Gérald Darmanin sur iTELE. Stéphane Tiki a "une situation administrative très compliquée et je pense qu'il a pris la meilleure des décisions. Il y a une procédure républicaine qui a été choisie par le Parlement. C'est ça, la République, ce n'est pas des passe-droits," a-t-il ajouté. Membre de la Droite forte, courant sarkozyste de l'UMP dirigé par Guillaume Peltier et Geoffroy Didier, Stéphane Tiki a été élu président des Jeunes populaires en décembre. Sur son compte Facebook, il a réaffirmé mardi avoir fait une demande de naturalisation qui est en cours, qualifiant les informations de l'hebdomadaire satirique d'inexactes et mensongères. "Tant pour garantir l'issue favorable de ma demande, que pour assurer la sérénité de l'action des Jeunes Populaires, j'ai décidé de me mettre en congé de sa direction", précisait-il cependant. "Ma s½ur est française, mes parents ont été mariés en France par Jacques Chirac, j'ai fait mes études en France. Je suis engagé à l'UMP depuis 2006 parce que j'aime la France et pour défendre ses valeurs comme le travail et le mérite". En tant qu'étranger, Stéphane Tiki pouvait présider les Jeunes Populaires, mais pas prétendre à des fonctions électives. Or, il avait fait part en décembre de sa volonté d'être candidat aux élections régionales, selon le Canard enchaîné. "Je pense que, de sa part, il y a eu un manque d'honnêteté, soyons clairs. Je n'envisage même pas dans ma tête que l'on puisse, quelles que soient les qualités, choisir quelqu'un qui n'est pas français pour diriger les jeunes d'un parti politique en France", a dit l'ex-ministre des Transports Thierry Mariani sur iTELE. (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant