«Pas de dialogue en Syrie tant que les chars sont dans la rue»

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INTERVIEW - Pour Michel Kilo, l'une des principales figures de l'opposition en Syrie, le régime n'écoute pas les contestataires

LE FIGARO. - Pourquoi refusez-vous le dialogue que le régime vous propose d'engager ce dimanche ?

Michel KILO. - Parce que l'option militaire prévaut toujours au sommet de l'État. Il ne peut y avoir de dialogue tant que l'armée ne se sera pas retirée des villes, que les manifestations pacifiques n'auront pas été autorisées et que les prisonniers n'auront pas été relâchés. Il faut d'urgence arrêter la folie. Le régime doit enfin parler à sa population au lieu de lui tirer dessus. Avec les manifestants, nous devons trouver une solution politique à la plus grave crise de l'histoire syrienne, mais sans sacrifier notre objectif : instaurer un régime transitoire vers la démocratie.

Bachar el-Assad peut-il encore conduire cette transition ?

Il est le président. Il a les compétences pour cela. S'il le veut, il le peut. C'est lui qui gouverne. Il assume les options qui sont prises. Et je ne crois pas qu'il y ait des divisions au sommet de l'État, comme certains

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