Pas de "deuxième Sivens" à Notre-Dame-des-Landes, dit Royal

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    PARIS, 13 octobre (Reuters) - Ségolène Royal a appelé jeudi 
à éviter un "deuxième Sivens" à Notre-Dame-des-Landes 
(Loire-Atlantique) où l'évacuation programmée des opposants au 
projet d'aéroport dit du Grand Ouest cristallise les tensions et 
s'annonce comme l'un des dossiers épineux de la fin du 
quinquennat de François Hollande.  
    Le Premier ministre Manuel Valls a réaffirmé dans une 
interview publiée dans le quotidien Ouest-France daté de 
mercredi l'intention du gouvernement de procéder à l'évacuation 
de ce site cet automne malgré la mobilisation de dizaines de 
milliers d'opposants ce week-end.    
    "Ce n'est pas mon avis", a dit la ministre de l'Ecologie sur 
France 2. "La situation est tellement bloquée aujourd'hui que ce 
serait faire prendre un grand risque, non seulement aux forces 
de l'ordre (...) mais aussi à ceux qui occupent illégalement ce 
site". 
    "Il y a déjà eu un mort à Sivens au cours d'une évacuation. 
Moi, je ne veux pas connaître ça deux fois dans notre pays", 
a-t-elle ajouté, en référence à la mort du manifestant Rémi 
Fraisse lors d'affrontements sur le site du barrage contesté de 
Sivens (Tarn) en octobre 2014.  
    "On ne va pas faire prendre des risques (aux forces de 
l'ordre, NDLR) pour un ouvrage qui n'est plus adapté ni à la 
situation ni aux règles en vigueur", a-t-elle poursuivi.  
    Le projet, dont les opposants mettent en doute la 
pertinence, a recueilli 55% de voix favorables lors d'une 
consultation locale organisée en juin dernier pour tenter de 
déminer une crise qui dure depuis plus cinquante ans. Un projet 
d'aéroport dans ce secteur est envisagé depuis 1963. 
    Une première tentative d'évacuation du site de 1.600 
hectares situé à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes 
avait échoué en 2012.   
    Selon le livre "Un président ne devrait pas dire ça...", 
François Hollande aurait émis en 2014 et 2015 des doutes sur 
l'opportunité de construire cet aéroport. 
    Interrogé à ce sujet mercredi, le porte-parole du 
gouvernement Stéphane Le Foll a souligné qu'il fallait replacer 
les déclarations du chef de l'Etat dans le contexte de l'époque 
 ID:nL8N1CI322 .  
 
 (Marine Pennetier, édité par Danielle Rouquié) 
 

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  • M8587219 le jeudi 13 oct 2016 à 09:08

    Sacré tandem: lui hypocrite, elle pseudo déjantée > c'est çà la politique, de gauche en prime??

  • M8587219 le jeudi 13 oct 2016 à 09:07

    La reine prépare les esprits à l'abandon du projet, que son ex n'a pas eu le courage de stopper

  • M8252219 le jeudi 13 oct 2016 à 09:06

    la démocratie à parlée , le droit doit rester à la loi et non à des énergumènes fachistes

  • ANOSRA le jeudi 13 oct 2016 à 09:04

    Quelle pagaille: un Président qui n'y croit pas, un premier ministre qui veut faire plaisir à son prédécesseur, une ministre de l'écologie un peu plus lucide !