Pas de CSG pour combler le trou de la sécu, confirme Touraine

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LA CSG EN CHIFFRES
LA CSG EN CHIFFRES

PARIS (Reuters) - La ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, a à son tour exclu mardi toute hausse de la CSG (contribution sociale généralisée) pour équilibrer les comptes de la sécurité sociale.

Interrogée sur BFM TV et RMC, elle a confirmé que le gouvernement étudiait la possibilité d'utiliser des fonds du grand emprunt pour financer la modernisation des hôpitaux et s'est prononcée en outre pour une politique de "hausse plus significative" des prix du tabac.

Après le ministre du Budget Jérôme Cahuzac lundi, Marisol Touraine a exclu un recours à la CSG pour financer les déficits de la sécurité sociale.

"Il n'a jamais été question d'une hausse de la CSG pour le budget de la sécurité sociale", a-t-elle dit. "La droite nous a légué un déficit important (...) mais nous n'allons pas augmenter la CSG pour faire face à ce trou."

"Il nous faut à la fois trouver une diversification, de nouvelles sources de financement, et c'est ce que nous avons commencé à faire cet été en mettant a contribution les revenus du capital (...) et nous allons aussi faire en sorte de permettre des économies, de mieux maîtriser les dépenses pour réduire le fameux trou de la sécurité sociale", a encore déclaré la ministre.

Elle a ajouté que la réflexion lancée avec les syndicats et le patronat lors du sommet social de la mi-juillet devait déboucher sur des solutions pour "garantir que, dans la durée, la protection sociale sera financée et bien financée."

HAUSSES PLUS SIGNIFICATIVES POUR LE TABAC

S'agissant du recours au grand emprunt pour les hôpitaux, évoqué lundi par Les Echos, Marisol Touraine a indiqué qu'il ne s'agissait pas de venir ainsi en aide aux établissements confrontés à des problèmes de trésorerie. Pour ceux-là, "le gouvernement fait ce qu'il doit pour (leur) permettre de faire face à leurs besoins", a-t-elle assuré.

"Et il y a d'un autre côté des besoins d'investissement, notamment dans les grands centres hospitaliers, pour avoir des plates-formes modernes, des plates-formes de recherche, des plates formes d'innovation et c'est en direction de cet investissement d'avenir que nous réfléchissons à trouver des fonds qui ne sont pas des fonds de la sécurité sociale quotidienne mais par exemple l'argent du grand emprunt."

Interrogée sur la hausse prochaine de 6% des prix du tabac, critiquée par des associations en raison de son caractère limité, la ministre des Affaires sociales a souligné qu'elle était prévue dans le cadre d'un plan engagé depuis plusieurs mois.

Mais elle a reconnu que la lutte contre le tabagisme, qui coûte selon elle chaque année 18 milliards d'euros à la sécurité sociale, ne saurait passer "uniquement par des petites hausses du prix de la cigarette."

"Il faut une politique de hausses plus significatives", a-t-elle dit en annonçant que le gouvernement allait entamer une réflexion sur une "une politique globale de lutte contre le tabac chez les jeunes, les femmes enceintes."

Si aucune hausse supplémentaire n'est prévue à la rentrée, Marisol Touraine a indiqué qu'elle n'excluait pas, dans le cadre d'un plan plus général, "de nouvelles augmentations de la fiscalité, en particulier qui pèse sur les entreprises".

Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

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  • bercam01 le mardi 31 juil 2012 à 14:10

    Diminuer le train de vie de l'Etat et des administrations territoriales, c'est la seule voie intelligente pour la réduction des déficits sans tuer l'économie, peut-être "trop" intelligente pour le cerveau des princes qui nous gouvernent ?

  • marshaka le mardi 31 juil 2012 à 12:04

    Encore des impôts en plus, mais BAISSER LES DEPENSES, vous ne savez pas faire mesdames et messieurs les ministres !

  • M4661438 le mardi 31 juil 2012 à 11:51

    et ben s'ils n'ont pas autre chose que le tabac, nous sommes fort mal partis !

  • M3435004 le mardi 31 juil 2012 à 11:46

    La CSG, c'est la Gabelle ! En pire ! Un impôt qui frappe encore quand l'impôt vous a déja frappé et qui continue à frapper quand vous êtes à terre. Un cancer qui ronge l'économie française jusqu'à l'os.

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