Pas de compensation pour la Société générale requise contre Kerviel

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    PARIS, 17 juin (Reuters) - L'avocat général a demandé 
vendredi qu'aucun dommage et intérêt ne soit versé à la Société 
générale  SOGN.PA  par son ex-trader Jérôme Kerviel, auquel la 
banque réclame 4,9 milliards d'euros en compensation du 
préjudice subi en 2008.  
    Au terme de trois jours d'audience à la cour d'appel de 
Versailles, Jean-Marie d'Huy n'a pas retenu la thèse de la 
défense, selon laquelle la banque avait connaissance des prises 
de risques de Jérôme Kerviel sur les marchés et les a couvertes 
avant de le rendre responsable de pertes abyssales. 
    Mais il a insisté sur le défaut de contrôle de 
l'établissement, les qualifiant de "majeurs". 
    "La Société générale a laissé en toute connaissance non pas 
de cause mais des imperfections et des failles de son 
organisation le champ libre aux volontés délictuelles de Jérôme 
Kerviel", a déclaré l'avocat général. 
    "Je sollicite le rejet de la demande de dommage et intérêt 
formulé par la Société générale", a-t-il requis. 
    "Votre décision pourrait être un message fort envoyé aux 
établissements bancaires pour éviter qu'à l'avenir de tels faits 
ne se reproduisent", a-t-il poursuivi. 
    Le jugement sera mis en délibéré. 
    En première instance puis en appel au pénal, l'ancien 
opérateur de marché a été condamné à cinq ans de prison dont 
trois fermes et à verser à la Société Générale l'équivalent de 
la totalité des pertes en guise de dommages-intérêts. 
    La Cour de cassation a confirmé en 2014 le volet pénal - la 
peine de prison - mais rejeté la somme demandée par la Société 
Générale, en lui reprochant d'avoir failli dans ses mécanismes 
de contrôle et le dossier a atterri à Versailles. 
     
 
 (Simon Carraud, édité par Yves Clarisse) 
 

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