Pas de communication avant la notification de la décision à Aurier

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Pas de communication avant la notification de la décision à Aurier
Pas de communication avant la notification de la décision à Aurier

Reparti du siège du PSG vers 13h00, Serge Aurier a été entendu longuement lors d'un entretien préalable avec ses employeurs en vue d'un licenciement. Dans le meilleur des cas, le défenseur du PSG risque une simple mise à pied, dans le pire, un renvoi. Mais cela semble peu probable.

C'était l’heure du grand oral pour Serge Aurier. Suite à son dérapage du 13 février dernier sur Périscope, le défenseur du Paris Saint-Germain était convoqué ce lundi matin à 11h00 au siège administratif du club pour un « entretien préalable en vue d’un licenciement ». L'arrière droit de 23 ans, arrivé trois heures et demi plus tôt sur les lieux, a quitté les bureaux du club parisien un peu avant 13h00. L'imposant van noir aux vitres teintées dans lequel se trouvait Aurier a démarré en trombe devant une haie de journalistes, qui ont uniquement aperçu le joueur au loin. Reste maintenant à connaître la sanction que le Paris Saint-Germain réservera à son protégé.

Décision notifiée au joueur dans les délais réglementaires

Le club ne la dévoilera pas dans l'immédiat, comme il l'a confirmé lundi dans un communiqué publié aux alentours de 15h00. « Ce lundi, à 11 heures, Serge Aurier a été reçu au siège du Paris Saint-Germain par Olivier Létang, directeur sportif adjoint, et la direction des ressources humaines. Le joueur du Paris Saint-Germain a répondu aux questions de la direction à la suite de ses propos sur un réseau social, dans la nuit du 13 au 14 février, des propos clairement condamnés par le Club et qui lui ont valu d’être immédiatement convoqué à un entretien disciplinaire et mis à pied à titre conservatoire. A la suite de cet entretien, la direction du Paris Saint-Germain notifiera au joueur une décision dans les délais réglementaires. Avant cette date, le Club ne communiquera pas sur ce dossier. » Pour avoir notamment traité son entraîneur, Laurent Blanc, de « fiotte » et décrit de manière très crue le rapport liant Blanc à la star du vestiaire parisien, Zlatan Ibrahimovic, Serge Aurier, qui s’en est également pris à Angel Di Maria (« un guignol ») et Salvatore Sirigu (« il est guez »), a dû répondre ce lundi de ses actes devant ses employeurs.

Le précédent Vikash Dhorasoo

Ces derniers reprochent à leur joueur d’avoir insulté son supérieur hiérarchique et d’avoir porté atteinte à l’image du Paris Saint-Germain. Le Franco-Ivoirien va se défendre, on ne sait pas encore comment, mais une chose est sûre : il ne s’en sortira pas sans sanction. Et le barème est large. Dans le meilleur des cas, l’ancien Lensois et Toulousain écopera d’une simple mise à pied, qui ne pourra pas dépasser un mois, dans le pire, il sera licencié, comme l’avait été Vikash Dhorasoo en 2006. Il semble que le club parisien optera pour une mise à pied de plusieurs jours pendant lesquels Aurier, déjà mis à pied depuis le 14 février dernier, ne sera pas payé et ne pourra pas non plus avoir accès au centre d’entraînement. Selon toute vraisemblance, sa prime d’éthique lui sera également retirée et on peut penser qu’il devra ensuite passer un petit moment par la case réserve. Par ailleurs, rien ne permet d’assurer qu’on le reverra avec l’équipe première d’ici la fin de la saison. Le joueur acheté 12 M€ par Paris et qui en vaut aujourd'hui au moins le double connaîtra sa sanction mercredi au plus tard. Le code du travail implique en effet que la décision ne soit pas rendue avant 24 heures.

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