Pas de coalition entre les deux principaux partis de l'opposition sud-africaine

le
0
    JOHANNESBURG, 17 août (Reuters) - L'Alliance démocratique 
(DA), principal parti de l'opposition sud-africaine, et les 
Economic Freedom Fighters (EFF, Combattants pour la liberté 
économique), issus de l'ANC, ne formeront pas de coalition pour 
gouverner deux des principales municipalités du pays, a annoncé 
mercredi un cadre de la DA. 
    La progression de l'Alliance démocratique et l'émergence du 
parti de gauche EFF aux élections municipales qui avaient lieu 
au début du mois ont conduit au pire revers électoral du Congrès 
national africain depuis la fin de l'apartheid et son arrivée au 
pouvoir.  
    Mais l'incapacité des deux formations à s'entendre dans les 
métropoles de Tshwane, qui inclut la capitale, Pretoria, et de 
Johannesburg pourrait conduire à une paralysie politique. 
    "L'EFF a décidé de ne pas participer à des coalitions avec 
la DA ou avec l'ANC", a déclaré à Reuters James Selfe, qui 
dirigeait l'équipe de négociations de l'Alliance démocratique. 
L'Alliance espère cependant être en mesure de former des 
exécutifs minoritaires avec le soutien tacite de l'EFF, a-t-il 
ajouté. 
    Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès du parti créé il 
y a trois ans par Julius Malema, qui se présentait pour la 
première fois à un scrutin local. 
    L'Alliance démocratique pense en revanche être en mesure de 
se passer de l'EFF pour former des coalitions dans la 
municipalité de Nelson Mandela Bay, où se trouve la ville 
industrielle et portuaire de Port Elizabeth, et dans plusieurs 
autres métropoles. 
    Les élections municipales du 3 août ont redessiné la carte 
politique du pays que l'ANC gouverne pratiquement sans 
opposition depuis 1994: avec près de 54% des voix sur le plan 
national, le parti héritier de Nelson Mandela reste la première 
force politique du pays mais perd plus de huit points par 
rapport aux municipales de 2011. 
    L'Alliance démocratique, qui défend une politique économique 
libérale, prend la deuxième place avec 27% des suffrages. 
    Crédité de 8% des voix, l'EFF, qui milite pour la 
nationalisation des banques et des mines et l'expropriation des 
fermiers blancs, arrive en troisième position et améliore de 
deux points le score obtenu aux élections législatives de 2014. 
     
    VOIR AUSSI 
    Evolution des résultats aux élections municipales depuis 
2000:  http://tmsnrt.rs/2b0kPdk 
 
 (Joe Brock; Henri-Pierre André pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant