Pas de caution ? L'Etat se porte garant pour les étudiants

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Pas de caution ? L'Etat se porte garant pour les étudiants
Pas de caution ? L'Etat se porte garant pour les étudiants

C'est la question qui taraude les 2,4 millions d'étudiants qui rejoignent leurs amphis ces jours-ci. Les deux tiers d'entre eux doivent trouver un toit, loin du domicile familial. Pour tous ceux qui n'ont pas obtenu de place en cité universitaire, soit 1,12 million de jeunes, c'est vers le privé qu'il faut se tourner. Ce qui implique de montrer patte blanche et fournir au propriétaire le nom d'une caution. Une mission périlleuse pour environ 180 000 étudiants.

Afin de les aider, Geneviève Fioraso, la secrétaire d'Etat chargée de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, présente aujourd'hui lors du forum du logement du Crous de Paris, la Clé (Caution locative étudiante). Un dispositif testé dans huit académies et dont la généralisation est prévue cette rentrée. Les jeunes les plus en difficulté sont particulièrement visés même si la Clé est ouverte à tous, sans plafond de revenu.

« C'est positif, mais nous aurions préféré la garantie universelle des loyers, cette sécurité sociale du logement, initialement prévue, avance Morgan Ravel, vice-président de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage). Et puis, c'est un peu l'arbre qui cache la forêt. Le problème, c'est que les prix, en particulier des petits appartements, sont toujours très élevés et le gouvernement a reculé sur la loi Alur, sur l'encadrement des loyers que nous attendions. La limitation des frais d'agence est elle aussi revue à la baisse, c'est dommage. Nous allons lancer une campagne auprès des grandes villes pour qu'elles demandent toutes l'encadrement des loyers, comme Paris, Lille ou Grenoble viennent de le faire. »

Même tonalité du côté de l'Unef qui estime qu'il s'agit là d'une « première réponse aux inquiétudes soulevées par le détricotage de la loi Alur » mais qui réclame aussi cet encadrement « dans toutes les villes universitaires ».

A la suite du Premier ministre, Geneviève Fioraso concède ...

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  • frk987 le lundi 8 sept 2014 à 09:16

    Si ce sont des étudiants dans des marchés porteurs, et si les dits étudiants s'engagent à ne pas émigrer dans les 10 ans qui suivent, c'est une bonne idée. Mais des étudiants en beaux arts...ou en science pipo....ou bien polytechnicien avec comme seul but d'aller travailler en GB , aux US ou en Suisse, alors là NON.

  • pichou59 le lundi 8 sept 2014 à 08:42

    bonjour les abus!!!!