Pas de bisbille Merkel-Schäuble sur la Grèce, dit-on à Berlin

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PAS DE BISBILLE MERKEL-SCHAÜBLE SUR LA GRÈCE
PAS DE BISBILLE MERKEL-SCHAÜBLE SUR LA GRÈCE

BERLIN (Reuters) - Le gouvernement allemand a démenti vendredi un article de presse selon lequel la chancelière Angela Merkel et son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, seraient en désaccord sur la position à tenir face à la Grèce.

D'après le quotidien Bild de vendredi, Wolfgang Schäuble n'aurait pas été informé à l'avance d'une réunion qui s'est tenue lundi soir à Berlin entre la chancelière et les patrons des institutions créancières de la Grèce, à savoir Christine Lagarde pour le Fonds monétaire international, Mario Draghi pour la Banque centrale européenne et Jean-Claude Juncker pour la Commission européenne.

"C'était un numéro solo de la Dame", a-t-on déclaré au Bild dans l'entourage du ministre des Finances.

Les porte-parole d'Angela Merkel et de son ministre ont affirmé qu'il n'y avait pas de désaccord.

"La chancelière et le ministre des Finances travaillent énormément ensemble et avec une grande confiance mutuelle", a déclaré le porte-parole d'Angela Merkel, Steffen Seibert. "C'est particulièrement le cas en ce qui concerne le dossier grec."

Wolfgang Schäuble, tenant d'une ligne dure face à la Grèce, était au courant de la réunion, a pour sa part dit son porte-parole. "Je ne constate aucune différence, que ce soit sur le fond ou sur la forme, entre mon ministre et la chancelière", a déclaré Martin Jäger. Le titre de l'article du Bild était : "La chancelière va-t-elle perdre son ministre le plus important?".

"Pour Schäuble, c'est très clair", écrit le quotidien à grand tirage. "L'euro n'échouera pas à cause d'un 'Grexit' (une sortie de la Grèce-NDLR) mais plutôt à cause d'un relâchement de ses règles. Schäuble n'a plus rien à perdre."

La Grèce a annoncé jeudi au FMI qu'elle comptait regrouper en une seule échéance payable le 30 juin ses quatre remboursements dus ce mois-ci pour un total de 1,6 milliard d'euros.

Vendredi, le ministre délégué grec à la Sécurité sociale, Dimitris Stratoulis, figure de l'aile radicale du parti Syriza, a prévenu que le gouvernement d'Alexis Tsipras pourrait organiser des élections anticipées si les créanciers d'Athènes n'assouplissaient pas leur position.

(Erik Kirschbaum, Danielle Rouquié pour le service français, édité par Tangi Salaün)

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  • je.valle le vendredi 5 juin 2015 à 16:35

    Schauble a bien raison . Si on cède à la Grèce combien de partis extrémistes vont arriver au pouvoir en Europe en revendiquant ce que les Grecs ont obtenu ?Ce serait-inévitablement- le début de la chienlit. Il n'y a qu'un Hollande pour ne pas comprendre ça.

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