Pas d'urgence à relever les taux, disent deux membres de la Fed

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 (Actualisé avec déclarations supplémentaires) 
    12 septembre (Reuters) - Deux responsables monétaires 
américains ont estimé lundi qu'il n'y avait pas d'urgence à 
relever les taux à une date particulière, des propos qui 
contribuent à tempérer les anticipations d'une resserrement par 
la Réserve fédérale dès la semaine prochaine.  
    La perspective d'un durcissement imminent de la politique 
monétaire a été alimentée par l'annonce à la veille du week-end 
d'une intervention inattendue, ce lundi à 17h15 GMT, de Lael 
Brainard, gouverneure de la Fed, et notoirement en faveur d'une 
politique monétaire accommodante.  
    En attendant, le président de la Fed d'Atlanta Dennis 
Lockhart a soufflé le chaud et le froid au cours d'une 
allocution devant la National Association of Business 
Economists.  
    "Je pense que les circonstances appellent un débat animé la 
semaine prochaine", a-t-il dit en référence à la réunion du 
comité de politique monétaire des 20 et 21 septembre.  
    "Si une inflation à 1,6% et un taux de chômage à 4,9% 
étaient l'état de vos connaissances sur l'économie, est-ce que 
vous considéreriez qu'une politique fixant les taux un 
intervalle au-dessous de la borne zéro est toujours appropriée 
?" s'est interrogé Dennis Lockhart.  
    "Je ne pense pas que nous supportions des coûts (...) qui 
imposent une grande urgence sur la question de l'augmentation 
des taux", a-t-il toutefois poursuivi.  
    "C'est beaucoup plus le comité qui décide ce qui est le bon 
calibrage de la politique de taux par rapport à l'état de 
l'économie et aux perspectives." 
    De son côté, le président de la Fed de Minneapolis, Neel 
Kashkari, s'est refusé à dire lundi s'il estimait que la Réserve 
fédérale devait relever les taux mais il a laissé entendre qu'il 
ne voyait pas d'urgence à un tour de vis monétaire au vu de la 
situation de l'économie.   
    Lockhart a par ailleurs déclaré que les dernières données 
disponibles et ses échanges avec des représentants des milieux 
d'affaires dans sa région le confortaient dans l'idée que la 
croissance de l'emploi allait continuer et que l'inflation 
allait vraisemblablement se rapprocher de l'objectif de la Fed.  
    "Il y a de nombreuses confirmations que les pressions 
salariales se sont élargies", a-t-il déclaré en faisant 
référence à ses discussions avec des chefs d'entreprise locaux.  
    "Donc nous voyons clairement ce qui pourrait être interprété 
comme un durcissement du marché du travail. Ce qui est 
surprenant, c'est que nous n'en constatons pas la transmission à 
l'inflation." 
 
 (Howard Schneider; Marc Joanny pour le service français, édité 
par Patrick Vignal) 
 
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