Pas d'obstacle légal à des frappes en Syrie, dit Fabius

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NEW YORK, 23 septembre (Reuters) - Rien n'empêche juridiquement de bombarder les positions de l'Etat islamique en Syrie, mais la France ne le fera pas, a déclaré lundi le ministre des Affaires étrangères. "Il n'y a pas, à notre sens, d'empêchement juridique à ce que les attaques de Daech (acronyme arabe de l'Etat islamique, ndlr) fassent l'objet de réactions aussi bien en Irak qu'en Syrie (...) Mais nous voulons nous concentrer sur l'appui à l'opposition modérée", a expliqué Laurent Fabius lors d'une conférence de presse organisée à New York, où il doit assister à l'Assemblée générale de l'Onu. L'armée française, dont c'était le premier raid aérien en Irak, a visé vendredi un dépôt logistique de l'Etat islamique dans le Nord-Est. La France est ainsi devenue le premier pays à intervenir aux côtés des Etats-Unis, mais le président François Hollande a exclu la semaine dernière tout raid en Syrie, à la différence de Barack Obama. "Nous sommes très attentifs à des aspects de légalité internationale, nous sommes appelés par les autorités irakiennes, nous ne sommes pas appelés en Syrie", a-t-il déclaré jeudi. "Nous ne pouvons pas, malgré la présence de ce groupe terroriste Daech en Syrie, (mener) de quelque manière que ce soit notre action pour le régime du dictateur", a-t-il ajouté. La France est la seule puissance occidentale a avoir dit ouvertement qu'elle livrait des armes aux adversaires de Bachar al Assad. Ces livraisons ont toutefois été réduites lorsque l'Etat islamique a commencé à gagner du terrain. Comme son homologue américain John Kerry vendredi, le chef de la diplomatie française a par ailleurs estimé que l'Iran avait un rôle à jouer dans la lutte contre les djihadistes, même s'il n'est pas question qu'il fasse partie de la coalition emmenée par les Etats-Unis. François Hollande et le président iranien Hassan Rohani, qui doivent se voir à New York, pourraient d'ailleurs évoquer le sujet, a poursuivi Laurent Fabius, tout en soulignant que ce dossier ne devait pas être lié à celui du programme nucléaire de Téhéran. (Daniel Bases et Arshad Mohammed, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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