Pas d'écotaxe sans consensus, dit Jean-Marc Ayrault

le
1
LA MISE EN OEUVRE DE L'ÉCOTAXE NE SE FERA PAS SANS CONSENSUS, SELON JEAN-MARC AYRAULT
LA MISE EN OEUVRE DE L'ÉCOTAXE NE SE FERA PAS SANS CONSENSUS, SELON JEAN-MARC AYRAULT

RENNES (Reuters) - L'écotaxe ne sera mise en oeuvre que s'il y a un consensus, a déclaré vendredi le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, attendu dans l'après-midi à Rennes pour signer le "pacte d'avenir" pour la Bretagne préparé par le gouvernement.

La mise en oeuvre de cette taxe sur les poids lourds censée financer des infrastructures plus respectueuses de l'environnement, initialement prévue pour le 1er janvier 2014, a été suspendue par le gouvernement en raison de sa contestation.

"L'écotaxe reviendra s'il y a un consensus", a déclaré Jean-Marc Ayrault sur France Bleu Armorique.

"C'est pourquoi j'ai proposé que l'Assemblée nationale, qui l'avait votée à l'unanimité, s'en saisisse pour en faire l'évaluation, trouve les solutions", a-t-il ajouté.

Le calendrier de la réforme de l'écotaxe n'est pas arrêté, dans l'attente des résultats des travaux de la mission parlementaire qui travaillera sur ce sujet, avait déclaré à ce sujet l'entourage du Premier ministre fin novembre.

L'application de l'écotaxe, votée par la majorité précédente, a été suspendue par le gouvernement, sous la pression notamment des entreprises bretonnes qui se disaient particulièrement touchées malgré un rabais de 50%.

"Cherchons ensemble la voie qui permettra d'investir dans les infrastructures de transport ferroviaires et routières", a dit Jean-Marc Ayrault, rappelant que l'écotaxe était un moyen de taxer les poids lourds européens qui traversent la France.

DEUX MILLIARDS D'EUROS POUR LA BRETAGNE

Le Premier ministre a également évoqué le pacte qui doit répondre à la crise de l'agro-alimentaire en Bretagne et aux manifestations de ces dernières semaines menées par le mouvement des "bonnets rouges" pour l'emploi et contre l'écotaxe.

Prévoyant des crédits de plus de deux milliards d'euros entre 2014 et 2020, ce document de 88 pages propose à la fois des mesures d'urgence pour les salariés touchés par les restructurations, un plan spécifique pour l'agroalimentaire et un soutien à l'économie régionale dans son ensemble.

Jean-Marc Ayrault a notamment souligné que 350 millions d'euros seraient débloqués "dès 2014 pour financer les projets qui sont prêts", citant l'aménagement de l'axe routier central, la modernisation du port de Brest ou l'amélioration du réseau ferroviaire régional.

"Le Pacte d'avenir, c'est la main tendue de l'Etat à la Bretagne", a-t-il dit. Ce pacte a été préparé en Bretagne, par les Bretons, pour les Bretons", a insisté le Premier ministre.

Jean-Marc Ayrault a indiqué que son gouvernement était prêt à aller plus loin sur la "régionalisation", une des principales revendications des "bonnets rouges".

Le mouvement breton a d'ores et déjà qualifié "d'escroquerie intellectuelle" le pacte d'avenir, lui reprochant notamment de mélanger des aides déjà acquises et de nouveaux financements.

Voté jeudi par les élus du Conseil régional de Bretagne à une très courte majorité, le document sera paraphé vendredi à l'Ecole nationale de la santé de Rennes par Jean-Marc Ayrault, accompagné de plusieurs de ses ministres.

Pierre-Henri Allain, édité par Yves Clarisse

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • bignou56 le vendredi 13 déc 2013 à 11:39

    pas d'ecotaxe sans consensus....alors,pas d'ecotaxe super merci MR le dernier ministre